Les A' ailes
le OÙ il est et n'ayez point d'inquiétude. Si jamais quelque chose me manque, je sais que mon devoir est de m'adresser à vous. Quand je serai condamné, vous contribuerez pour votre part de pauvre; sans toucher à la réserve, vous donnerez ce qui se trouvera dans votre bourse, rien de plus.
Dites au cher Aubineau qu'il est trop bon de m'offrir sa tête et celles des autres signataires. Hélas ! le procureur général n'en voudrait point. Néanmoins, je la tiens pour reçue, et le bon Dieu aussi. Qu'elle reste sur ses robustes épaules comme vos mille francs à l'épargne, et qu'elle produise de bons intérêts. Quand nous enverra-t-il son Eustelle ? H y va de son honneur.
Adieu, bon abbé; j'ai pris l'air, je retourne aux carrières. Mes très humbles respects à Mme et à Mlle de Lavalette, avec une bonne pensée d'affection fraternelle pour celle-ci. Que vous êtes bon de prier pour moi !
Continuez, continuez, veuillez dire à Mme deLignac que je compte sur son secours ; que Mlle Henriette ne me laisse pas oublier de Mme C***.
Bien à vous en INotre-Seigneur.
Mon frère et mes sœurs vous font leurs tendres amitiés. Toutes les santés sont bonnes, même la mienne.
Priez Aubineau d'envoyer au plus vite ce qu'il a recueilli pour l'abbé Combalot.