‹ Correspondance de Louis Veuillot (volume 2)Chapitre 42 sur 132 · A MONSEIGNEUR L'ÉVÈQUE DE LANGRES · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR L'ÉVÈQUE DE LANGRES

Conciergerie, i3 juin 1844*

Monseigneur,

J'apprends que vous êtes ici, et c'est le premier chagrin de ma prison. Je veux, au moins, que mon ami M. le docteur Lebaudy, chrétien digne d'être aimé de vous, vous porte le salut que je trace en toute hâte dans ma très douce cellule. Vous serez bien bon. Monseigneur, de permettre à mes sœurs et à mon frère d'aller vous demander votre bénédiction que tous nous désirons extrêmement recevoir. Je n'ai qu'un cœur avec ces chers enfants et ils me feront part de leur joie.

Je suis. Monseigneur, votre très humble et très dévoué serviteur.

Inouïs Veuillot.

Monseigneur Parisis repondit à ce billet en allant voir mon frère à la Conciergerie.

Page 1