Les Filles de Bahylone
en mettant son adresse sur le billet ci-joint. C'est toute la tablée, avec ma sœur Elise, président. Diner de garçons : conversation politique, géographique, prophétique, etc.
Bien à vous, mon très cher ami.
Louis Veuillot.
GXXXl
A ili"'= Testas.
3 novembre 1859.
Je ne l'avais pas oublié, le bon saint Zacharie, mais je n'ensuis pas moins heureux que vous me le rappeliez. Ça tient. Souvenez-vous de vos promesses : point de luxe, un seul plat de viande, un seul légume, et les radis, concombres et autres horreurs à discrétion. Point.de meringues, ni de toutes ces vanités bourgeoises; rien au delà d'un bon régal de bon petit peuple à son aise. Vous verrez comme j'irai là-dessus. Quant aux livres et images, puisque le cher Auguste ne m'a point trouvé, il est juste que je les porte.
Adieu, ma chère amie; adieu, mon cher ami, adieu mes chers amis.
Votre ami Louis.
GXXXII
A M. Eugène Veuillot.
4 novembre 1859,
Mon jeune frère,
La fête vivétieiine est transportée à lundi. J'ai arrangé cela très bien, et tout le monde sera satisfait. Tu verras le savant Caillette, mais il y aura d'autres coquillages.
Je t'envoie une lettre d'Arras. Elle est sucrée*.
Elise permet les vers. 0 bonheur ! 11 faut seulement que le choix soit sévère et que jamais plus je ne m'adonne à la rime. Je promets tout.
De renoncer aux vers je te fais le serment. Tendre sœur, c'est fini. Je descends du Parnasse. Si Plîpbus me voulait reprendre dans sa nasse, Je lui dirais : Monsieur, cessez absolument! Un poète jamais ne ment.
Mille tendresses à Pierre. Que Dieu le garde des Muses! elles font le malheur des familles.
Louis.
GXXXIII
A M. E.-A. Se gr étala.
12 novembre 1859.
A celui-là que son parrain comprit Lorsqu'il le nomma t'Esprit.
Hélas ! mon cœur, c'est moi qui vous invite,