Une lettre de Mgr Parisis sur les affaires du journal
3i6 CORRESPONDANCE
ayant ce soir Aire*, et peut-être Toulouse'^ à diner.
Venez avec un habit et une figure d'ancien quelque
chose. A cause de l'évoque d'Aire, Elise ne sera
pas aussi pingre que de coutume; et nous nous
acheminerons un autre jour chez Mozart, passant
par votre cuisine sérieuse et aimée.
Moins que toi,
Louis.
A M'"^ la comtesse de Montsaulnin.
17 novembre 1859.
Madame, J'ai été dur envers moi-même depuis mon départ de Bernay. Je m'étais promis de ne pas me détourner un instant, sauf pour le journal, jusqu'à ce que mon malheureux livre fût terminé '. Je me suis tenu parole : j'ai terminé hier, et le premier usage que je fais de ma liberté est pour me rappeler à votre bon souvenir. Si vous ne m'aviez pas pardonné ce long silence, je vous demande formellement pardon. J'espère que vous serez indulgente pour un pauvre ouvrier commandé et tyrannisé par l'ouvrage. J'ai écrit ou récrit niillc pages : cela fait une terrible montagne de papier. Je suis très reposé en pensant que vous lirez cela dans une quinzaine de jours, et que vous y prendrez quelque plaisir. Je vais maintenant attaquer une autre