‹ Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la restauration; (volume 2)Chapitre 81 sur 91 · Frédéric d'Hoadetot · texte numérisé non relu

Frédéric d'Hoadetot

de caractère qui lui inspire de la curiosité et de rintérêt, mais il n'en voudrait pas pour luimême .

J'ai trouvé M. Mole assez monté sur Bonaparte, et exaltant beaucoup le mouvement, d'ailleurs très réel, qui se manifeste, en ce sens, dans l'esprit du public. Dites à ma mère qu'ils s'entendraient peu ensemble sur le dernier ouvrage de madame de Staël. Outre beaucoup d'autres objections assez frivoles, voici la plus spécieuse : C'est qu'il ne faut point dire tant de mal d'un homme dont on a eu tant à se plaindre. En revanche, M. Royer-Collard en est charmé, et le cite à tout propos.

Voici une histoire pour amuser ma mère : Vous savez que la liturgie est chose importante en Angleterre. Elle date de l'époque de la Réforme ; elle est fort naïve et en langue vulgaire; on n'y change pas un mot sans l'ordre du roi, comme chef de la Foi et de l'Église. Or il est arrivé que le premier psaume de l'Office que l'on doit chanter au couronnement commence par ce verset :

• Tu élèveras tes cornes jusques aux cieux ! »

Là-dessus, grand embarras. L'archevêque de Canlorbéry en a communiqué aux ministres. Le

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