Le départ des étrangers
que ces années ont vraiment peur de nous. On craint d'être à Tarrière-garde, on soupçonne qu'on pourrait bien se cacher deirière les haies et tirailler un peu, enfin on voudrait s'en aller comme par enchantement. Tous les jours, nos voisins font des revues, tirent au blanc, pour montrer qu'ils sont nombreux et qu'ils ont de la poudre. Les généraux écrivent à votre père qu'ils se mettent sous sa protection; et lui, envoie à ses maires circulaires sur circulaires, pour les engager à la surveillance. Ces pauvres maires! ils ne savent à quoi entendre : Lettres pour ce départ, pour les élections, pour le recrutement, pour la garde nationale. Votre père est noyé dans les papiei^, et j'admire qu'il se démêle au milieu de cette confusion ; mais je crains toujours qu'il ne se fatigue. Je vous assure qu'il pèche par le trop de conscience; si on regardait à quelque chose, il faudrait voir par plaisir comme tout cela est bien ordonné dans sa tète et dans ses bureaux. Je suis charmée de la rupture de vos indépendants mercuriels\ Je ne puis consentir à voir ces gens-là les apôtres d'one doctrine que je crois bonne, en la réglanL Quant à Etienne, vous ne le