‹ Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la restauration;Chapitre 4 sur 42 · C*est-à-dire dei rédacteurs dn Merturt · texte numérisé non relu

C*est-à-dire dei rédacteurs dn Merturt

raccommodez point avec moi, en me disant qu'il manie bien Tépigramme. C'est un genre de talent que je ne puis souffrir. Je suis sérieuse, mon fils, et point du tout méchante. Le rire, quand il est amer, me parait une vraie grimace; les sentiments élevés dédaignent la moquerie, excepté lorsqu'ils ne peuvent se montrer autrement, comme dans Nko^ mède, et nous n'en sommes point à ne pas oser parler. J'aime mieux qu'on soit un peu lourd, comme Camille Jordan, et je le lirai volontiers, quand il m'arrivera.

J'ai vraiment de l'humeur des élections. Il fait beau temps et je me porte bien; le mois prochain, il pleuvra et peut-être serai-je malade; je m'embarquerai cependant, et nous verrons comment nous réglerons le retour. Je voudrais avoir madame de Yannoise, je passerais bien mon temps entre elleet vous; nous lirions Sidney^^jele copierais et vous mettriez le nez dans ce que je nomme mon fouillis^. Je ne croîs pas que je le porte avec moi ; ce n'est point une lecture à faire au travers des

i. Roman de mon père, dont il a été plus d*uDe fois parlé dans ces lettres, et qui n*a jamais été imprimé.

2. Ce sont ses Mémoires que ma grand*mère traite de fouillis. On sait par le Yolume précédent avec quelle ardeur elle s'était mise à ce travail, et combien elle y était exhortée par son ûls.

4 €0»ESr09»A5CE »C 9. »E EtSUSlT.

allées et des Teoaes de Parê:si toos Teaei^jeToiis le lîrreraî lel qii^îl est. Voi^s troaTera^ je crois, que je n'ai pas trop perda moa lemps œi été;f aï bien écrit déjà près de dnq cents pa^es, et }tn écrirai iMen daTanlage. La besogne s*allon^ à mesure que je m'y mets; il frodrait ensuite beaucoup de temps et de patience pour ordonner tout cela; je n^aniai peul-étre jamais ni Ton ni Tantre. Ce sera votre affaire, quand je ne serai plus de ce mcMide. Mais saTez-Toos une réflexion qui me travaille quelquefois? Je me dis : € S^il arriTaît qu*un jour mon Cls publiât tout cela, que penserait-on de moi ? • D me prend une inquiétude qu'on ne me crutmauTaise,ott du moins malveillante. Je suis i chercher des occasions de louer; maL<( cet homme a été si assomœateur de la vertu, et nous, nous étions si bas, que bien souvent le découragement prend à mon âme, et le cri de la vérité me presse. Je ne connais personne, non personne que vous à qui je voulusse livrer de pareilles confidences ^

J'ai fini Jeanne d'Albret; celle Saini-Barthélemy m'a suffoquée. Ce n'est pas tant la gi*ande tuerie,

1. Oo tait par d*aatres pasnges de set lettres que na Smid'nère acceptait et même désirait la pnblicatioii postliume de fCf Mémoirei, et mon père m'en a lait on dcToir.

Page 1