‹ Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la restauration;Chapitre 35 sur 42 · Le Misanthrope, acte I, scène III · texte numérisé non relu

Le Misanthrope, acte I, scène III

ANNËE 1819. 329

CDXXIX.

CHARLES DE RÉMUSAT A MADAME DE RÉMUSAT, A LILLE

Paris, dimanche i avril 1819.

Yoici un sujet de roman que madame de Catellan m'a dit avoir toujours eu envie de traiter, et qui lui a toujours paru trop difTicile : C'est l'histoire de deux sentiments, non pas en même temps, mais au bout l'un de l'autre. La Bruyère a dit, je crois, que, € la première fois, une femme aime pour l'amant; la seconde, pour l'amour* >. Elle prétend que c'est l'inverse qui est vrai, et elle croit que c'est une chose curieuse à peindre qu'une femme, d'abord dupe d'un vague besoin d'aimer, et entraînée par un faux sentiment, puis rencontrant le véritable, et tout autrement affectée. Le sujet me paraît impossible. Comment faire cesser le premier sentiment , s'il n'a pas été poussé aussi loin que possible, et

1. C'est La Rochefoucauld qui a dit : c Dans les premières passions, les femmes aiment Tamant; et dans les autres, elles aiment Tamour. »

comment intéresser dans un livre à une femme qui â deux amants successivement?

Je lis Cromwelly qui me ravit. Le succès en est unanime. C'est une manière peu commune d'écrire l'histoire. II était difficile d'allier tant de chaleur à tant de justice. Ce n'est point, comme chez les philosophes du dernier siècle, comme chez Robertson, cette critique dédaigneuse qui ne veut pas sortir de ses préjugés, pour faire la part de ceux du temps qu*elle raconte. L'ouvrage est écrit sous l'influence de cette raison d'aujourd'hui, qui sait comprendre les erreurs qu'elle n'a plus, et qui ne méconnaît pas les belles choses que ces erreurs enfantaient ; qui sait réprouver les doctrines, sans en moins admirer les vertus; qui admet très bien qu'un homme absurde ait du génie, et un homme féroce de la grandeur d'âme. Ce qui me paraît le plus remarquable dans ce beau livre, c'est la peinture des caractères, et l'amour profond et savant de la liberté dont il est animé. Le tout est embelli d'un style vivant et spirituel. Le grand défaut, c'est le vague, et une sorte de confusion qui résulte de ce que, n'écrivant pas l'histoire de l'époque mais celle de Cromwell, il est obligé d'expédier des événements très importants où celui-ci n'a pas eu part, et d'in-

sister sur de petites scènes où il jouait un rôle, jusqu'au moment où Cromwell occupe seul le théâtre. Le récit est donc un peu gêné, malgré les efforts de Tauteur pour faire donner et reparaître toujours et partout son héros. C'est Tinconvénient du sujet; c'est un peu moins qu'une histoire, c'est plus qu'une vie.

Quanta la Panhypocrisiadeyje ne l'ai point lue; personne ne l'a. On dit que la conception en est assez originale, mais que la rédaction est plus inculte et plus bizarre que jamais. I^ grand défaut est l'obscurité. On dit [qu'il y a de beaux Ycrs à la fm. Je vous répète les phrases décousues que j'ai recueillies çà et là. Les vers ne sont pas en mesure de faire du bruit aujourd'hui. Les esprits sont trop occupés de choses plus sérieuses, et peut-être moins durables. La gloire, aujourd'hui, est de travailler pour le présent, comme autrefois pour l'avenir.

Le gouvernement est en assez bon train. C'est un si grand avantage d'avoir dit courageusement la vérité ! D'ailleurs, ces paroles sont des engagements, et, presque sans l'avoir prévu, on se trouve, le lendemain d'un discours comme celui du garde des sceaux, porté plus haut qu'on n'espérait, et quelquefois qu'on ne voulait. Je crois très fermement que,

si M. de Serre n'était pas entré dans le Conseil, le ministère serait bien près de sa chute. C'est un grand bonheur que le ministre de la Chambre des députés, le ministre en contact avec la population, se trouve précisément un homme de celte trempe.

GDXXX.

HADAUëDE RÉMUSAT A SON FILS CHARLES DE RÉMUSAT, A PARIS.

Lille, mardi 6 avril 1819.

Bonjour, mon cher enfant. Je viens d'être éveillée avec votre lettre; je vous en remercie. Son entrée dans ma chambre, conjointement avec un soleil admirable, m'a mise de bonne humeur pour toute la journée. Je suis bien de votre avis sur M. de Serre. Allez le voir, je vous prie; j'aime que vous ayez quelque accointance avec un homme si distingué. Il me semble toujours que vous devez être partout où il y a de la bonne foi et de la vertu.

Je recevais, hier, une lettre dans laquelle il était fort question de vous. C'est de quelqu'un qui ne veut ni vous louer, ni vous blâmer : t II a beaucoup d'esprit, me dit-on; il traite les matières les plus

ANNÉE 1819. sas

{[raves avec distinction ; il montre un assez grand fond d'austérité de principes ou d'opinions qui imposent; il y a de la franchise dans le dédain qu'il a de plaire, en n'évitant point de laisser lire en lui la pensée qui, quelquefois, doit choquer celui qui la découvre. Peut-être a-t-il trop de penchant à se hâter de sauter comme àpieds joints sur la jeunesse, pour arriver vers le but auquel il se sent appelé. > Je vous mande tout cela, plutôt pour causer que dans l'idée de vous en faire une leçon, d'autant, qu'en y regardant bien, je ne voisguèrelà occasion de vous en donner. Quoique ces paroles viennent de gens qui vous ont regardé dans votre côté sérieux, et que je ne m'inscrive guère en faux contre ceux-là, cependant je pourrais leur dire encore que ce n'est point abandonner ce qu'ils appellent la jeunesse, que de se livrer de préférence à des pensées fortes ou à des sentiments profonds. Je la crois, au contraire, faussée et déviée par certaines circonstances quand elle n'a goût qu'au futile. Un homme de vingt ans peut bien ne pas avoir toute l'étendue de sa raison ; mais il éprouve la sensation forte de la complète plénitude de ses facultés, et, si son esprit, que je voudrais définir une sorte d'tnstnimenl moral qu'il applique à toutes ses percep-

lions, si son esprit est aiguisé^ il servira à seconder le besoin qu'éprouve son âme d'aborder toutes les grandes questions. Quant au dédain de plaire, on se trompe, je crois; mais, là, c'est votre faute, nous l'avons dit plus d'une fois*

Je crois que madame de Catellan a raison : On aime d'abord parce qu'il faut aimer. Si le hasard vous a bien servi, en voilà pour la vie, mais cela est très rare. C'est ce qui m'est arrivé, et ce qui a fait de moi un être à part. Sinon, la seoonde fois, on choisit; mais ce second sentiment pourrait bien être un peu moins complet, car il y entre une sorte de déûance. La marche du cœur dans ces deux circonstances serait, en effet, assez piquante à décrire. Je mettrais de l'entraînement dans le premier amour, et de l'inquiétude dans le second. Mais, pour traiter un pareil roman^ il faudrait se débarrasser de toute cette nature de convention qui n'est point encore celle imposée dans le monde, mais à laquelle on a soumis les personnages de roman. Je vous avoue que j'envisage un roman comme une sorte de confession dérobée des sentiments que les ordonnances de la société refoulent presque toujours; et peut-être, sous ce point de vue, la lecture de ceux qui sont bons n'est point à dédaigner. Ils

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peuvent dévoiler, tout à coup, la plainte du cœur, le cri de la conscience, la réflexion d'un esprit com-. promis par les usages de nos salons qui nivellent tout. Il se pourrait donc qu'on retirât quelquefois moins de profit du récit des faits véritables et passagers de notre vie que du détail des sentiments qu'on arrive à développer en s'aidant de quelques fictions. Je ne sais si vous comprendrez ce que je veux dire; il faudrait que j'y pensasse un peu pour m'expliquer tout à fait, et cette méditation n'est pas précisément celle que Nicole me conseille pour cette semaine. Ainsi donc, mon cher enfant, je vais vous dire bonsoir, et quitter mes rêveries pour le solide de mes jansénistes.

Mardi soir.

Je ne reprends cette lettre, mon cher enfant, que pour vous faire des questions. Vous allez voir qu'elles sont sur une matière assez grave. Voilà M. de Villeblanche qui écrit à sa belle-mère que l'arrivée de lord Withworth fait une grande sensation ; qu'il a amené avec lui un colonel, ami du prince régent ; que lord Steward avait demandé raison à M. Dessoles de la marche qu'on suit; que, sur la réponse que < charbonnier est maître chez lui», la

Cour d'Angleterre a trouvé fort mauvais que l'ambassadeur ne soit point parti; que le lord arrive donc porteur de cet uUimatum; que, si le roi de France ne change point de système, il sera rayé de la Sainte-Alliance; que les souverains ne veulent pas la révolution chez eux; que le meurtre de Kotzebuë* leur ouvre les yeux, et qu'ils nous déclarent la guerre, La nouvelle dit encore que le ministre de la guerre veut qu'on accepte le défi, et que l'abbé Louis répond qu'il n'a pas le sol.

Nous avons, assez longtemps, devisé sur cette belle lettre, et ensuite nous avons décrété que je vous demanderais ce qu'il y a de vrai de tout cela, afin que vous nous éclairiez. Répondez -nous promptement. J'ai peine à croire que le Parlement consente à une guerre. Si cela était, je vous avoue que je commencerais à me défier des gouvernements représentatifs ; car, assurément , les nations, aujourd'hui, ont besoin de repos.

1 . KoUebuë, saccessivemcnt militaire en Russie, directeur du théâtre de Vienne, exilé en Sibérie, journaliste et auteur dramatique, était célèbre par son talent et par sa violence contre l'empereur Napoléon, et contre les idées libérales, qui, même sous l'Empire, étaient les idées françaises. II venait d*étre assassiné, le 23 mars, a Mannheim, par Charles-Frédéric Sand, étudiant allemand, âgé de vingt-quatre ans.

Le dernier Conservateur m'a révoltée, et effrayée un tant soit peu. Il est visible qu'ils vont pousser aux jacobins dans les élections, et qu'ils diront ensuite aux craintifs et aux rois : c Vous voyez où Ton vous a menés! > C'est toujours ce même système, si désastreux: De l'excès du mal, le retour du bien. Sera-t-on de force à éviter cette crise?

CDXXXl.

CHARLES DE RÉMUSAT A M|ADAUE DE RÉMUSAT, A LILLE

Paris, jeudi 8 avril 1819.

Je ne sais quels rôles vous donnera madame Mole, mais elle a grande envie de vous en donner. On parle de jouer VÉcole des femmes y Téternelle Partie de chasse\ je ne sais quoi encore. Il est question de me faire jouer S/iaA^peare amoureuXj cela me tente et m'effraie.

Voulez-vous des nouvelles? Les ultra se sont fort réjouis, et les curieux fort occupés de l'arrivée

1. La Partie de chasse de Henri IV, par Collé. — Shakspeai^ amoureux, comédie en un acte en prose par Alexandre Duval, représentée pour la première fois en 18l4, et jouée par Talma. T. ^

de lord Whithworth. Il semblait qu'il vint déclarer la guerre au roi de France. Le fait est qu'il n'a aucun caractère ofQcieL Ensuite, comme c'est un personnage diplomatique, je ne serais point surpris qu'il eût mission d'examiner l'état des choses, et d'en rendre compte. Le fait est qu'en Angleterre où l'esprit d'aristocratie n'a jamais permis, même à M. Piit, de comprendre la France et la Révolution, tous les partis ont été bouleversés de cette nomination de pairs. Mais enfin on commence à en mieux juger. En Europe, au contraire, elle a paru fort simple. Beaucoup de ces roturiers qui ont indigné les Anglais sont les aristocrates du continent; et ce n'est pas le roi de Prusse qui niera l'importance de Davout et de M. Daru. Aussi notre situation diplomatique s'est-elle, au rebours de ce qu'on en répète, fortaméliorée depuis quinze jours, 11 paraît que les ambassadeurs qui s'étaient tenus d'abord sur la réserve sont devenus plus avenants, et que Pozzo, entre autres, a été réprimandé pour s'être compromis. Allez, ce n'est point une petite innovation, ni un petit pas de fait, que de faire supporter un président du Conseil, un ministre des affaires étrangères, qui n'est qu'un bourgeois.

11 est certain que jamais le ventrerCai plus dominé

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dans rÂssembléequ'à présent; il se meut comme un seulhomme; les doctrinaires sont parvenus à obtenir sa confiance. Il a fallu des concessions^ mais enfin les esprits timides vont aisément là où est la force, et ils l'ont vue dans la franchise consciencieuse du garde des sceaux. Quels progrès n'avons-nous pas faits, pour qu'un homme demande à la Chambre la restitution d'une pension pour avoir sauvé la vie à Bonaparte, et que sa pétition soit accueillie sans obstacleM On compte sur la discussion de la Presse pour ajouter à la supériorité, à la réputation des doctrinaires. La loi passera dans la commission ; peut-être sera-t-il possible de l'épurer par des amendements, et d'en purger tous les mélanges ventrus qu'il a fallu y mettre. Vous saurez que, pour les doctrinaires, le monde se divise en hommes qui comprennenty et en hommes qui ne comprennent pas. Ils demandent de quelqu'un : c Comprendil? » comme on demande : c Est-il riche? » et quelquefois : < A-t-il compris? > comme on dit : c Est-

1 . Cette pétition est sans doute celle du capitaine Pourrée, qui demandait la restitution d'une pension, à lui accordée pour avoir couvert de son corps le général Bonaparte au 18 Brumaire, Cette restitution pourtant ne fut pas votée, et M. Dupont (de TEure) démontra à la Chambre que le général Bonaparte ne courut aucun danger dans cette séance mémorable.

elle accouchée? » C'est maintenant un sujet de plaisanterie fort usité. M. de Staël me rencontre l'autre jour, et me dit : « Ah 1 je parie que vous êtes bien heureux de ce que Constant n'a pas compris ce matin. » Il parlait de la Minerve du jour, où il y a quelques méprises sur la liberté de la Presse. Il y a des gens qui se consacrent à faire comprendre, et j'ai entendu M. Guizot dire, l'autre jour, au duc de Broglie : « Eh bien, où en êtes-vous? — Pas trop avancé. Dupont comprend assez; Courvoisier aurait envie de comprendre ; mais, pour Saînte- Aulaire, il n'y a pas moyen. »

Je suis fâché de ce procès pour le maréchal Brune; il parait qu'il se fera à Paris; il fera scandale. Moi aussi, je désirerais que ce passé-là fût oublié comme les autres; mais il n'est ni juste, ni légal, ni possible, d'empêcher un particulier de porter plainte. Je ne sais si vous lisez les journaux avec soin; mais, tous les jours, il y a des récits de procès qui révèlent quelque nouvel attentat de ce malheureux temps de 1815; et ces insensés qui ont de tels antécédents, qui portent toute la responsabilité d'un tel souvenir, ont osé inquiéter ce peuple, tout récemment encore, sur ses droits les plus légitimes ! Quel aveuglement ! Qu'ils devraient se taire,

pour eux et pour nous ! Quand je songe aux haines qui ont dû s'amasser et s'aigrir pendant ces quatre années, je m'étonne encore que celte nation ne montre pas plus de ressentiment ni plus d'hostilité qu'elle n'en témoigne; je m'étonne et je me réjouis que la France, telle que l'ont faite la Révolution, deux invasions, et le 20 mars 1815, soit encore aussi raisonnable, aussi paisible, aussi conGante, et je ne puis m'empêcher de lui en savoir quelque gré.

Quant à ce que vous dites : c Qu'il faudrait aux Français une religion? > Hélas ! les crimes des pays les plus dévots de France ont prouvé que cela n'était pas suffisant. Je suis fort disposé à croire que toujours, et plus que jamais, les croyances spirituelles sont nécessaires à l'homme. Mais je crois que, dans l'état des choses, il faut qu'il y arrive par une route nouvelle, et qu'il serait difficile et dangereux, aujourd'hui, que sa foi eût pour fondement ce qu'on appelle en théologie Vautoritéy comme il serait absolument impossible que son obéissance, sa foi au gouvernement, eussent pour base le droit divin.

Ce Cromwell est décidément un ouvrage plein de sagacité. 11 y a des vues, une observation juste, une intelligence fidèle des mœurs et des caractères.

ut CORRESPONDANCE DE M. DE RÊMUSAT.

Mais il n'y a point de vie, point de dramatique. C'est assurément plus animé que les historiens de l'ancienne école, que Rollin où le Père d'Orléans; cela est plus profond et plus équitable sous le rapport de la critique morale et politique, que ceux de la nouvelle, que Voltaire, par exemple. Mais, lorsqu'on songe à la nature du sujet et du siècle, lorsqu'on se rappelle les pathétiques historiens anciens, lorsqu'on le compare au seul ouvrage de ce genre qui, pour l'effet, la chaleur et la vie, ait rappelé la manière antique d'écrire l'histoire, c'est-à-dire à Charles XII^ on ne peut s'empêcher de dire que cet ouvrage, écrit par un homme d'un esprit pénétrant et d'une raison élevée, est aussi l'œuvre d'un homme totalement dénué d'imagination.

CDXXXII.

MADAME DE RÉMUSAT A SON FILS CHARLES DE RÉMUSAT, A PARISL

Lille, dimanche 11 avril 1819.

Vous m'amusez extrêmement, mon cher enfant, avec votre partage du monde selon la doctrine; et

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je crois, en effet, que le plus grand mal vient encore plus de ceux qui ne comprennent point que de ceux qui ne veulent point comprendre. Tout cela doit vous intéresser extrêmement. Il y a pour vous et vos amis des jouissances vives dans le métier que vous faites : D'abord la création, et Bonaparte disait' que c c'était le premier de tous Jes plaisirs » ; ensuite la prédication qui satisfait et le désir qu'on a de procurer à son prochain le bien dont on sentie prix pour soi-même, etaussi l'orgueil humain qui se plaît assez dans le langage sermonnaire. Enfin, vous voilà comme en association; c'est encoreun des goûtsdu sièdequi, d'ailleurs, est fondé en raison. Je disais hier à ma cousine, en parlanU de son ami', que ce qui lui manquait absolument, c'est qu'en voyant si juste sur les événements, il n'avait pas cependant cherché à conclure que, du jour qù toutes les croyances de foi sont ébranlé;es,- il faut éviter l'isolement des opinions, et chercher à s'entendre et à se lier avec un parti, s'appliquant seulement à le démêler des factions. Sinon, il arrive qu'on est en retard de tout, quoique avec un esprit distingué et pénétrant, qu'on se fait un talent

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