I . Le commandeur de Solar
hommes du monde que j'honore et que j'ose dire que j'aime le plus, les deux hommes du monde les plus faits l'un pour l'autre, deux hommes qui, parce qu'ils se sont vus, s'aimeront toujours. C'est bien un effet de mon bonheur de jouir des bontés de l'un et de l'autre.
Je combine à présent" et je m'imagjine que le temps où vous serez à Paris pourra bien s'ajuster à celui où j'y serai ; je vous demande de vous y voir sans cesse.
Je reçus, le courrier passé, une lettre de M""^ de Tencin'; elle me mande qu'elle est vieille et infirme; j'en suis très fâché.
Je vous prie, quand vous écrirez à M. le Procureur général^, de lui faire un peu ma cour. J'eus l'honneur de passer une ou deux heures bien délicieuses avec lui chez M. Gendron; je me trouvais près du grand homme dont la renommée m'avait tant parlé. J'ai eu, pendant quelques jours, l'idée de lui faire un petit présent, j'ai jugé ensuite que cela n'était pas à propos.
Vous saurez que cette première présidente ne met plus de blanc, parce qu'elle est devenue dévote ; elle n'emploie plus que du rouge, elle croit que cela fera des impressions plus modérées. Permettez-moi de vous embrasser.
J'ai rhonneur d'être, avec un respect infini. Monsieur, etc.
a) Biffé: Je me mets à présent dans l'esprit....
I Lettre 411.