MONTESQUIEU A L'ABBÉ VENUTI
Copie. Arch, de La Brède. — Lettres familières (LIX), p. 244. — Laboulaye, VIL 3G2
A Paris, ce 22 juillet 1749.
Il ne faut point vous flatter, mon cher abbé, que l'abbé Guasco" vous écrive de sa main triomphante; mais si vous étiez ex-ministre des affaires étrangères, il irait dîner chez vous*'. Le pauvre homme promène son demi-œil sur toutes les brochures, prodigue son mauvais estomac pour toutes les tables^ et ruine sa triste poitrine^ au service de son Canthnir et de son Clément V^\ ce qui n'empêche pas que
a) Lettres familières : de Guasco. — b) Lettres familières : il irait dîner chez vous pour vous consoler. — c) Lettres familières : pour toutes les invitations de dîners d'ambassadeurs. — • d) Lettres familières : sa poitrine.
1. € M. le marquis d'Argenson, ci-devant ministre des affaires étrangfères, après sa démission donnait à dîner à ses confrères tous les jours d'assemble'e d'Académie, se dédommageant ainsi de son désœuvrement avec les nens de lettres; et M. l'abbé de Guasco, qui venait d'être reçu à l'Académie [comme associé libre, en juillet 1749]. avait été mis au nombre des convives ». (Guasco.)