‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 168 sur 489 · Cf. t. I, p. 426, n. 4, et p. 433, n. i · texte numérisé non relu

Cf. t. I, p. 426, n. 4, et p. 433, n. i

l'on" ne trouve son Canthnir très froid; mais c'est la faute de feu Son Excellence.

Il n'y a aucune apparence que j'aille en Angleterre; il y en a une beaucoup plus grande que j'irai à La Brède. J'écris une lettre de félicitation au président de Lalanne' sur sa réception à l'académie Bonardi. Le président de cette académie, qui est venu me raconter tous les dîners qu'il a faits depuis son retour chez tous les beaux esprits qui dînent, avec la généalogie des dîneurs-, m'a dit qu'il adresserait sa première lettre à notre nouvel associé et je pense que vous trouverez que cela est dans les règles.

Je vois que notre Académie se change en société de francs-maçons, excepté qu'on n'y boit ni n'y chante*; mais on y bâtit et M. de Tourny est notre roi Hiram qui nous fournira les ouvriers ; mais je doute qu'il nous fournisse les cèdres'.

Faites, je vous prie, ma cour à M""^ Duplessy;

a) Lettres familières : qu'on. — b) Lettres familières : qu'on n'y boit ni qu'on y chante.

1. Sur le président Jean-Baptiste deLalanne, cf. Grellet-Dumazeau, La société bordelaise sous Louis XV. (Bordeaux, Paris, 1897, in-8»), pp. 43 et 46.

2. « Plaisanterie allusive à l'élude particulière qu'un seigneur du Languedoc a faite de la généalogie de routes les familles et qui fait le sujet ordinaire des entretiens qu'il a avec les gens de lettres. L'abbé Bonardi, dans sa tournée, avait été visiter ce seigneur dans son château et s'était fort enrichi d'érudition généalogique, dont il ne manquait pas de faire étalage à son retour à Paris, et il allait quelquefois en favoriser M. de Montesquieu, ce qui l'ennuyait beaucoup et lui faisait perdre des heures précieuses. »(Guasco.}

3. Au moment de la création de l'Esplanade (aujourd'hui Allées de Tourny), un débat s'était élevé entre l'intendant et l'académie de Bordeaux, l'un exigeant et l'autre refusant l'alignement de l'immeuble. Cf. une Note sur l'ancien hôtel de l'Académie, dans les Actes de l'Académie de Bordeaux, 1848, p. 535.

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faites aussi ma cour à la comtesse" '. Je crois que le prince de Craon est actuellement à Vienne, mais il va arriver en Lorraine et si vous m'envoyez votre lettre, je la lui ferai tenir.

Il faut bien que je vous donne des nouvelles d'Italie sur VEsprit des lois. M. le duc de Nivernais en écrivit, il y a trois semaines, à M. de Forcalquier, d'une manière que je ne saurais vous répéter sans rougir. Il y a deux jours qu'il en reçut une autre, dans laquelle il mande que, dès qu'il parut à Turin, le roi de Sardaigne- le lut; il ne m'est pas non plus permis de répéter ce qu'il en dit; je vous dirai seulement le fait : c'est qu'il le donna pour le lire à son fils, le prince'' de Savoie 5, qui l'a lu deux fois. Le marquis de Breille me mande qu'il lui a dit qu'il voulait le lire toute sa vie. Il y a bien de la fatuité à moi de vous mander ceci, mais comme c'est un fait public, il fauf autant que je le dise qu'un autre; et vous concevez bien que je dois aveuglément approuver le jugement des princes d'Italie. Le marquis de Breille me mande que S. A. R. le duC^ de Savoie a un génie prodigieux, une conception et un bon sens admirables.

Huart, libraire, voudrait fort avoir la traduction en vers latins du docteur Clancy^ du commence-

a) Cette phrase manque dans les Lettres familières. — b) Lettres familières : duc. — c) Lettres familières : vaut. — d) Bijfé: prince.

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