‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 169 sur 489 · Le duc Victor-Amédée · texte numérisé non relu

Le duc Victor-Amédée

4. Michel Glancy, « savant anglais, entièrement aveugle, excellent poète laiin, qui, pendant le séjour qu'il fit à Paris, entreprit la traduction du Temple de Gnide en vers latins, mais dont il ne donna que le premier chant et une partie du second. » (Guasco.j

ment du Temple de Guide, pour en faire un corps avec la traduction italienne' et l'original. Voyez lequel des deux vous pouvez" faire : ou de me faire copier ces vers, ou d'obtenir de l'Académie de m'envoyer l'imprimé, que je vous renverrais ensuite.

A propos, le portrait de M""^ de Mirepoix- a fait, à Paris et à Versailles, une grande^' fortune. Je n'y ai point contribué pour la ville de Bordeaux, car j'avais détaché l'abbé Guasco' pour en dire du mal. Vous qui êtes l'esprit de tous les esprits, vous devriez le traduire, et j'enverrais votre traduction à M""^ de Mirepoix, à Londres'^ Dans ce cas, je changerais deux vers. L'un, c'est dans cet endroit-ci :

Et le dédain n'osa jamais Pour tenter de gâter ses traits Se faire voir sur son visage.

Comme le dédain n'a point l'intention de gâter les traits, il faut mettre :

Le dédain n'osa jamais Se faire voir sur son visage Et semble respecter ses traits.

L'autre correction est au dernier vers : L'amour pourrait le méconnaître.

Il faut mettre :

Sans lui l'amour pourrait le méconnaître.

a) Lettres familières : pourriez. — b) Lettres familières : très grande. — c) Lettres familières : de Guasco. — d) Tout ce qui suit jusqu'à : Sans lui l'amour pourrait le méconnaître manque dans les Lettres familières.

1. « Ouvrage de l'abbé Venuti. » (Guasco.) Il tempio di Gnido, tradotto del francese... In Londra [Paris], s. d., in-S"; le volume contient (p. 85) Templum Cnidiœ Veneris...

2. Cf. ce portrait en vers et la traduction italienne de Venuti, dans Laboulaye, VII, 197.

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Je n'en ai point de copie, mais le président Barbot ou M"" Dupin l'ont". Vous savez que tout ceci es^t une badinerie qui fut faite à Lunéville pour amuser une minute le roi de Pologne.

J'oubliais de vous dire que tout est compensé dans ce monde. Je vous ai parlé des jugements de l'Italie sur VEspvit des lois; il va paraître à Paris une ample critique, faite par M. Dupin, fermier général; ainsi me voilà cité au tribunal de la maltôte, comme j'ai été cité a.vL Journal de Trévoux^' '.

Voilà une épître à la Bonardi'-. Ne soyez point la dupe de ,1a traduction, car si l'esprit ne vous en dit rien, il ne vaut pas la peine que vous y rêviez un quart d'heure.

Copie d'une lettre à Vabbé VeniUi.

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