MONTESQUIEU A L'ABBÉ VENUTI
Lettres familières (XAXll), p. 128. — Laboulaye, VII^ 33i.
De Paris, ce 17 janvier lySo.
Je dois vous remercier, mon cher abbé, du beau livre dont M. le marquis de Venuti' m'a fait présent. Je ne l'ai pas encore lu, parce qu'il est chez mon relieur; mais je ne doute pas qu'il ne soit digne du nom qu'il porte. Je vous souhaite une très bonne année; et si vous n'êtes pas à Bordeaux quand j'y reviendrai, je serai bien fâché, et je croirai que l'Académie aura perdu son esprit et son savoir-. Faites bien mes compliments très humbles à la comtesse'; je lui demande la permission de l'embrasser; et je vous embrasse aussi, vous, qui n'êtes pas si aimable.
1. < C'était le premier ouvrage qui ait été fait sur les découvertes d'Herculanum. » (Guasco.) — Descrizione délie prime scoperte delV antica città d'Ercolano, ritrovate viciiio a Portici, Rome, 1742, in-4'', par Marcello Venuti, frère de l'abbé.
2. c C'était, des académiciens de Bordeaux, celui qui fournissait plus fréquemment des mémoires. » (Guasco.) Ses dissertations furent réunies par Secondât en un volume intitulé Dissertations sur les anciens monuments de la ville de Bordeaux, 1764, in-4°.