‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 246 sur 489 · MONTESQUIEU A M"»» DUPRÉ DE SAINT-MAUR · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A M"»» DUPRÉ DE SAINT-MAUR

E. Tausserat, Vierzon et ses environs (Bourges, 1S95, in-S"), p. 479 ; d'après l'original, se trouvant aux archives de La Beuvrière.

Anet, 6 novembre 1750.

Oh! que je me guérirais bien, Madame, de la maladie de faire la cour aux princesses, puisqu'elles me retardent le plaisir d'aller participer aux charmes de celle de Montigny. J'ai voulu aller passer trois jours à Anet pour faire voir à M"« la duchesse du Maine que six mois d'absence ne m'empêchaient pas de me souvenir de l'honneur qu'elle m'avait fait de m'y inviter à mon retour. Les trois jours sont passés, et huit aussi, sans que j'aie été le maître de partir; il y a une transmission d'autorité dans ce sang royal qui veut être obéi, sans quoi pas de miséricorde. Me voilà donc encore pour quelques jours dans la ruelle d'une princesse enrhumée et fébricitante, et le complaisant de trois ou quatre antiquités dont les rides sont les inscriptions qui marquent leurs dates.

J'ai vu une lettre de Voltaire à la cour du Maine',

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