‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 284 sur 489 · I. Philippe Yorke, comte de Hardwicke · texte numérisé non relu

I. Philippe Yorke, comte de Hardwicke

of our country. In some respects, you seem to know us better than \ve do ourselves ; but, when you touch our faults, it is with so friendly a hand as, though the manner is too strong not to be felt, yet it is so délicate as only circiini prœcordia liidere.

I think we hâve had very little of the literary kind published at London this winter. Mr. Warbuton hast just completed a fine édition of Mr. Pope's Works\ with large notes and commentaries, which we shall hâve in a few weeks. Nobody speaks of you, upon ail occasion, with more respect than he does, nor more zealousiy, as well as ably, défends your writings from the cavils of minute critics. He

blez nous connaître mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes; mais, quand vous touchez à nos défauts, vous le faites d'une main si amicale que, bien que ce soit assez fort pour qu'on ne puisse pas ne pas le sentir, c'est tellement délicat que vous ne semblez que circtun prœcordia hidere.

Je crois que nous n'avons pas eu grand'chose de publié cet hiver, à Londres, en fait de littérature. M. Warburton vient de terminer une belle édition des Œuvres de Pope, amplement annotée et commentée, édition que nous aurons dans quelques semaines. Personne ne parle de vous, à toute occasion, avec plus de respect que lui et ne défend vos écrits avec plus de zèle et de compétence contre les chicanes des petits critiques. Quelquefois il me demande si je vous écris et me charge toujours de vous transmettre ses compliments.

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