‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 30 sur 489 · MARTIN FFOLKES A MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

MARTIN FFOLKES A MONTESQUIEU

Autographe. Arch. de La Brède.

2^ août 1748, V. s. [i3 août 1748], de Londres.

Mon très cher Monsieur et ami,

Permettez-moi, après la longue interruption de cette maudite guerre, de vous demander de vos nouvelles et de vous souhaiter longue santé et félicité; que nous jouissions enfin du bonheur de nous entr'aimer sans offenser nos maîtres qui, tout maîtres qu'ils sont, ne sauraient cependant nous empêcher d'être amis et de nous moquer de leurs bourrasques.

Monsieur Holferd, qui aura l'honneur de vous présenter cette lettre, est de la Société royale, homme de mérite et de bien et, qui plus est, mon ami particulier et qui vous honore déjà quoiqu'il ne vous ait pas encore vu. Permettez-lui de vous le dire et que personne n'est plus que moi entièrement attaché à vous et à tout ce qui vous appartient.

a) Montesquieu a noté sur l'adresse : Répondu. T. II. 6

Embrassez pour moi votre digne fils, M. de Secondât. Les ducs de Richmond et de Montagu parlent souvent de vous avec moi et vous aiment comme leur frère. J'ai l'honneur de vous présenter leurs services et de vous dire qu'ils soupirent après le plaisir de vous revoir; le premier en toute apparence le fera bientôt et, à ce que Ton dit ici, avec le nom d'Excellence.

Que je vous embrasse, mon très cher ami. Votre très humble et très obéissant serviteur.

M. Ffolkes.

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