‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 32 sur 489 · I . Les Coyisidérations · texte numérisé non relu

I . Les Coyisidérations

VOUS, en faisant des souhaits pour votre retour, mais il y a assez longtemps de cela, parce que je ne fais que de revenir de la campagne.

Vous devez avoir reçu une lettre du Prince qui vous a envoyé la protestation qu'il a cru devoir faire dans la conjoncture présente'. Il me semble qu'elle n'est offensante pour personne. Ce prince vous aime et vous regrette beaucoup et il me parle très souvent de vous. Dieu sait ce qu'il va devenir, car je crois que le temps de son délaissement approche. Il est d'autant plus à plaindre qu'il mérite assurément une meilleure fortune. Cette paix cependant était bien nécessaire à tout le monde, et je vous en félicite, mon cher Président, et tous MM. de Bordeaux qui en avaient bien besoin.

Les Anglais commencent à paraître ici en foule, mais jusqu'à présent il n'est point venu de gens de distinction et de connaissance. M"'^ de Bulkeley vous prie de recevoir ses tendres compliments. Vous connaissez tous les sentiments avec lesquels je vous suis dévoué, mon cher Président, et mon respect pour vous est considérablement augmenté depuis que j'ai su que vous avez repris le mortiers

Je vous supplie de faire ressouvenir M. de Secondât de moi. Je serais très fâché d'en être oublié.

A Monsieur, Monsieur de Montesquieu, président à mortier au parlement de Guyenne, — à Bordeaux.

I. Protestation de Charles-Edouard contre la paix d'Aix-la-Chapelle, qui fut publiée sous la forme de lettres à Louis XV, en date du lo et du 18 juillet (Browne, t. IV, p. 33-3G).

-i. Cf. ci-dessus, p. 29, n. i.

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