‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 377 sur 489 · MONTESQUIEU A CHARLES YORKE · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A CHARLES YORKE

P. Bonnefon, Revue d'histoire littéraire, 19 10, p. 3io; d'après l'original dans les Hardwicke Papers, t. II (British Muséum, additional mss n" 35,35o); — et antérieurement, p. p. John Carapbell. The lives of the lord chancellors... (London, 1845-47, 7 vol. in-8''), t. V, p. 891 .

A Paris, ce 6 juin lySS.

Monsieur, mon très cher et illustre ami,

J'ai un paquet de mes ouvrages, bons ou mauvais, à vous envoyer; j'en serai peut-être le porteur. Il pourra arriver que j'aurai le plaisir de vous embrasser tout à mon aise. Je remets à ce temps à vous dire tout ce que je vous écrirais. Mes sentiments pour vous sont gravés dans mon cœur et dans mon esprit, d'une manière à ne s'effacer jamais.

I. Le chevalier Louis de Jaucourt (1704-1779), collaborateur de V Encyclopédie.

Quand vous verrez M. le docteur Warburton, je vous prie de lui dire l'idée agréable que je me fais de faire plus ample connaissance avec lui, d'aller trouver la source du savoir et de voir la lumière de l'esprit. Son ouvrage sur Julien m'a enchanté, quoique je n'aie que de très mauvais lecteurs anglais, et j'ai presque oublié tout ce que j'en savais.

Je vous embrasse. Monsieur, conservez-moi votre amitié, la mienne est éternelle.

Montesquieu.

L'abbé Sallier et M. de Fontenelle vous saluent.

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