HELVÉTIUS A SAURIN
Helvétius, Œuvres complètes., éd. Lefebvre de La Roche, t. XIV, p. 71. — Laboulaye, VI, 3 19.
J'ai écrit, mon cher Saurin, comme nous en étions convenus, au Président', sur l'impression que vous avait faite son manuscrit, ainsi qu'à moi. J'ai enveloppé mon jugement de tous les égards de l'intérêt et de l'amitié. Soyez tranquille : nos avis ne l'ont point blessé. Il aime dans ses amis la franchise qu'il met avec eux. Il souffre volontiers les discussions, y répond par des saillies et change rarement d'opinion. Je n'ai pas cru, en lui exposant les nôtres, qu'elles modifieraient les siennes; mais nous n'avons
pas pu dire :
Cur ego atnicum Offendam in nugis ? Hœ nugœ séria ducent. In tnala derisum semel exceptumque sinistre.
Quoi qu'il en coûte, il faut être sincère avec ses amis. Quand le jour de la vérité luit et détrompe