I. Fontenelle, oncle de Richer d'Aube
ensemble et nous nous sommes trouvés parfaitement du même avis.
Helvétius n'a pu encore me remettre l'ouvrage dont vous l'aviez chargé pour moi: ses paquets n'étaient pas encore arrivés; il doit me le remettre aujourd'hui. Je vous prie d'en faire mes remerciements à l'auteur; je suis sûre que je le lirai avec plaisir puisque vous l'avez approuvé.
Encore un petit mot sur VEspvit des lois : Prault me dit hier que s'il en avait seulement deux cents exemplaires, il ferait sa fortune; [que] si je voulais céder le mien, l'édition serait bientôt contrefaite; et qu'il se vendrait mieux et plus promptement que des brochures remplies d'ordures et de médisances.
Adieu, mon cher Romain; j'ai bien raison de vous aimer : je m'en estime davantage. Ma santé est un peu moins mauvaise depuis quelques jours. Venez me donner la joie de causer avec vous, de jouir de votre esprit et de votre amitié.
M. de Mirepoix est destiné pour l'ambassade d'Angleterre'. On prétend que sa femme a déclaré qu'il ne l'acceptera'^ que dans le cas où on le fera duc. Le prince Edouard occupe ici tout le monde; il a résisté à toutes les remontrances qu'on lui a faites de quitter ce pays-.
Je vous embrasse, mon cher Romain; vous connaissez quel est mon tendre attachement pour vous; les expressions n'y peuvent atteindre.
a) Tout ce qxii suit est autographe.