Cf. ci-dessus, p
3. M™» de Teiicin s'était installée rue Vivienne- Cf. P. -M. Masson, M"" de Tencin, p. 127, n. i.
mille compliments pour vous. Crébillon doit leur lire demain chez moi son Catilina et [le] donner aux comédiens; il est presque impossible que cette pièce, quelque belle qu'elle soit, réponde à l'attente du public.
La Sémiramis de Voltaire n'a eu de succès que par les cabales des amis de l'auteur ; encore a-t-il été très médiocre, pour ne dire rien de plus. Piron, interrogé par Voltaire de ce qu'il pensait de sa pièce, il répondit après quelques moments de silence: «Avouez que vous voudriez bien que je l'eusse faite. » Ce mot m'a paru plaisant et digne de vous être mandé.
Si vous êtes à portée de voir nos amis Saurin et Helvétius, dites-leur, je vous prie, bien des choses de ma part, et confirmez- vous tous trois dans l'amitié que vous m'avez promise et que j'ose dire que vous me devez.
Adieu, mon petit Romain. On croit que la paix sera publiée dans le mois prochain; elle régnera dans mon cœur, quand j'aurai le plaisir de causer avec vous au coin de mon feu.
Je vous embrasse, mon cher ami.
A Monsieur, Monsieur de Montes qtii eu, président à mortier, — à Bordeaux.