JACOB VERNET A MONTESQUIEU
Autographe. Arch. de La Brède.
Ce i3 février 174g.
J'attendais, Monsieur, de jour à autre un second errata que vous m'aviez promis pour la double
édition qui se fait et s'avance, in-quarto et inoctavo, en plus petits caractères mais plus correcte. Dès qu'il arrivera, on ne manquera pas d'en faire usage. J'apprends que l'on contrefait ce livre à Paris. Voici une lettre de votre libraire qui vous fait les remerciements, excuses et offres qu'il vous doit. Vous êtes le maître de lui faire dire par moi ce qu'il vous plaira, si vous ne jugez pas à propos de lui répondre, et de vous découvrir à lui directement.
M. de Champeaux m'a dernièrement montré une lettre bien tournée, d'une personne ci-devant dans les premières places, qui était bien charmée de cet ouvrage et qui avait regret que vos maximes ne fussent pas celles du ro3^aume sur divers points. Comptez, Monsieur, que le succès sera encore plus grand en pays étranger et dans la postérité. C'est un livre immortel. Siime superbiain quœsitam ineritis.
J'ai l'honneur d'être, avec tout le zèle possible, votre très humble et obéissant serviteur.
J. Vernet.
P. -S. — Je suppose que M. l'avocat général de Paris' aura reçu les deux exemplaires que le libraire lui a envoyés et M. de Secondât les deux que j'ai payés ici pour lui. Dois-je envoyer en Hollande les soixante-trois errata pour autant d'exemplaires qui y doivent être arrivés ?
P. -S. — Je reçois en ce moment la suite de V errata.