‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 1 sur 433 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le volume que nous donnons aujourd'hui et celui qui suivra doivent clore la collection des inédits de Montesquieu, dont la publication fut entreprise en 1891 par sa famille avec le concours des Bibliophiles de Guyenne.

Nous ne saurions à la vérité commencer ce travail sans rendre hommage à la mémoire de celui qui l'aurait dû signer, de Raymond Céleste, qui nous a été enlevé avant qu'il ait eu le temps de l'achever'. L'honneur que nous ont fait les Bibliophiles de Guyenne en nous chargeant de reprendre Touvrage est fort grand, mais il n'est pas sans péril ; et tout notre effort a tendu à ne pas nous montrer les continuateurs trop indignes de celui qui nous avait précédés.

I. Deux cent cinquante-six lettres avaient été déjà envoyées par Céleste à l'impression. Les placards en ont été tirés à deux exemplaires, dont l'un est conservé à la Bibliothèque de Bordeaux (M. F. 478). On trouve dans ces placards plusieurs lettres adressées à Montesquieu qui ne sont pas entrées dans notre édition.

vin INTRODUCTION

Le premier recueil de lettres de Montesquieu ' parut après sa mort sous le titre : Lettres familières du président de Montesquieu, baron de La Brède, à divers amis d'Ltalie. S. 1., 1767, in-122.

L'auteur de la publication, Tabbé Guasco, était un de ces Italiens dont la société paraît avoir plu au Président, d'esprit fort alerte, amusant par son jargon moitié français moitié étranger et par l'exubérance de ses gestes^', parfois même encombrant quelque peu et son désir de plaire allant jusqu'à l'indiscrétion 4.

Il voulait avant toutes choses en éditant les lettres de Montesquieu se faire valoir et « se rengorger de Tamitié d'un homme illustre, qui lui parlait de ses champs et de ses vignes » -\ Les notes dont il accompagne la publication sont

I. Quelques lettres avaient auparavant paru isolément: les trois lettres à Maignol (n" 23 1, 234 et 235), imprimées dans un factum ; la lettre 307, publiée par J. Vernet dans ses Lettres sur la coutume inoderne cVetn^loycr /e Vous au lieu c?u Tu... (La Haye, 1752, in-8°); les lettres iîSg et 3ôo, données par Maupertuis dans son Éloge de Montesquieu (Berlin, 1755, in-80).

a. Bibliographie, n<>s i et 2.

3. Cf. l'éloge de Guasco par Dacier {Histoire de l'Académie des Inscriptions, t. XLV, p, 189).

4. Grimm (éd. Tourneux, VII, 391) raconte comment il s'imposa chez M«"« Geoffrin.

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