I . Le comte de Matignon-Gacé
tinois', parce qu'ils sont à soixante lieues d'ici, dans leur beau château deThorigny-; ainsi, faitesmoi remettre le livre dont vous me parlez et j'aurai soin de |lej leur rendre sain et sauf à leur retour; en attendant, je leur ferai, par lettre, vos compliments. M. de Grave vous en ferait certainement un million, s'il était ici, mais il est à la campagne depuis huit jours; il est aussi très souvent à Chantilly. Je ne vous mande point de nouvelles, ne doutant pas que [vous] n'ayez un nouvelliste en titre d'office qui ne vous laisse ignorer de rien. On prétend aujourd'hui que le chapeau est arrivé à M. de Fréjus, mais je ne vous le donne pas pour positif'.
Adieu, Monsieur, vous ne méritez pas une si ample réponse, puisque vous me soupçonnez d'avoir besoin d'un revers de fortune pour penser à mes amis. Je voudrais qu'il m'arrivât les plus grands bonheurs pour vous prouver que vous aviez tort et qu'en quelque situation que ce soit, personne ne peut être plus sincèrement et plus parfaitement que moi. Monsieur, votre très humble et très obéissante servante.
Matignon de Grave.