MONTESQUIEU A LAMOIGNON DE COURSON
Minute autographe. Arch. de La Biède,
I Décembre 1726.] '
Monsieur,
Je vous prie de m'excuser si je vous importune de si loin et vous parle [de mes affaires. J'ai une pièce de landes dans la paroisse de Pessac- assez près de Haut-Brion, de la contenance de cent journaux, laquelle m'a été donnée à fief nouveau par M'^"'' de Léger. Je voudrais en défricher une partie pour la planter en vignes Le terrain est entièrement stérile et impropre à tout autre usage, c'est-à-dire que, pour quelque autre usage que je le misse en valeur, je n'en retirerais pas mes frais ; tout ceci vous sera attesté par ceux que vous enverrez sur les lieux. Il est, je crois, utile de me donner permission de planter un fonds qui est de la même nature que ceux qui produisent du vin d'un très grand prix; c'est une grâce que j'ai à demander, et je crois que la voie naturelle est, Monsieur, de m'adresser à vous. Il me semble que la chose aura un nouveau prix en passant par vos mains, il est donc, je crois, inutile que j'en écrive à...^