‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 228 sur 433 · I. Cf. Voyages, II · texte numérisé non relu

I. Cf. Voyages, II

23o CORRESPONDANCE

extraordinaire, si je voulais badiner je dirais hors vous-même. M™' de Berwick attend avec impatience la relation que vous lui devez faire de cette ville unique en son espèce. J'espère que vous me marquerez quelle route vous prendrez ensuite. Sera-ce d'aller à Rome ? je vous le conseillerais, et même à Naples, et puis revenir par le plus court à la bonne ville de Paris, d'où, si nous sommes encore à la campagne, vous viendrez à Fitz-James, vous délasser de vos voyages.

Je ne vous manderai nulle nouvelle du Congrès', ne sachant autre chose que ce que les gazettes et gazetins nous disent. M. de Penterrieder2 est mort; c'est en vérité une perte; il avait infiniment de l'esprit et Ton le regardait avec raison comme un des plus grands ministres qu'il y eût en Europe; n'allez pas croire que je fasse allusion à sa taille.

Nous attendons, à chaque instant, la nouvelle des couches de la Reine^ et sur-le-champ nous partirons. Je crois que ma fille'' ne tardera pas à suivre l'exemple de sa maîtresse.

Que vous dirai-je de plus? Fitz-James est charmant, et orrande abondance des biens de la terre. L'on vous souhaite santé, l'on vous fait bien des compliments et l'on vous assure que personne n'est avec plus de sincérité, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Berwick.

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