‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 229 sur 433 · MONTESQUIEU A L'ABBÉ D'OLIVET · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A L'ABBÉ D'OLIVET

Minute autographe. Arch. de La Brède.

(juillet 1728.]

J'ai, Monsieur mon très cher abbé, reçu la l'ettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire en réponse, avec les trois petits ouvrages' qui ont fait ici grande fortune. Je vous remercie de la bonté que vous voulez bien avoir de parler à M. Chauvelin dans l'occasion-. J'ai déjà écrit à M. le Cardinal et à M. Chauvelin; M. le Cardinal m'a répondu d'une manière très favorable. J'allai il y a quelques jours avec M. l'envoyé de Danemark voir M. le comte de Wurmbrand^, président du conseil aulique, qui est le plus savant homme de l'Allemagne sur les affaires et la constitution de l'Empire. Je lui parlai du dessein que vous aviez d'écrire l'histoire d'Allemagne depuis le règne de Ferdinand second; il me dit que ce dessein était plein de difficultés parce qu'il n'y avait que peu d'auteurs qui eussent écrit les guerres du règne des Ferdinand, que l'on n'avait presque rien dit des guerres des Suédois dans la Bohême, la Moravie, l'Autriche, que l'on trouvait quelque chose dans le TJieatruni Etiropœum^, qu'il fallait avoir Ltmdorpii acta publica>, et il se plaint de ce que les gens de guerre allemands n'écrivent

1 . L'Avis d'une mère à son fils et à sa fille, de M"' de Lambert, les Eloges de Pierre-le-Grand et de Newton, de Fontenelle.

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