‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 268 sur 433 · I. L'ordre de l'Annonciade · texte numérisé non relu

I. L'ordre de l'Annonciade

ménager. Vous avez plus de raison que les personnes qui n'ont que de la raison.

J'ai fait une bien pénible marche de Rome à Munich, la moitié du chemin dans un chaud excessif, une autre partie dans un froid mortel, au mois d'août, dans les montagnes du Tyrol. Cependant je me suis tiré d'affaire à merveille, et, effectivement pour la santé, la meilleure ordonnance que les médecins puissent donner, c'est le cheval de poste, et je pourrai prouver à mes risques qu'il fait mieux circuler le sang que la saignée. Je ne puis vous rien dire du pays où je suis, n'étant arrivé que de ce matin, et je vous ai fait la galanterie de mettre d'abord la plume à la main pour vous dire combien je suis occupé de vous. Je suis...

A Madame d'Herbigny,

Catalogue de la vente E. Michelot, 1880, Gabr. Charavay expert, n'^ 328. — P. Bonnefon, Revue d'histoire littéraire, 1910, p. 3o6.

[Septembre 172g.]'

Minute d'une lettre annonçant son départ pour Hanovre, d^où il ira à Hambourg , en Hollande et en Angleterre :

Le roi [d'Angleterre] a furieusement décrédité le roi de Prusse en Allemagne et a bien fait baisser ses actions : il est également aimé de ses sujets anglais et allemands.

I. Montesquieu arrive à Hanovre le 24 septembre 1729 (Cf. Voyages, II, 192).

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