Secrétaire de l'ambassade de France à Londres
Je mande à l'abbé Duval' que je n'entends pas qu'il abuse de l'honnêteté de M. Fouquet, mais qu'il poursuive, et que ce qui reviendra soit partagé à l'amiable entre Monseigneur et lui.
Enfin Rome est délivrée de la basse tyrannie de Bénévent% et les rênes du pontificat ne sont plus tenues par ces viles mains. Tous ces faquins, Sainte- Marie à leur tête, sont retournés, dans les chaumières où ils sont nés, entretenir leurs parents de leur ancienne insolence. Coscia n'aura plus pour lui que son argent, sa goutte et sa vérole. On pendra tous les Bénéventins qui ont volé, afin que la prophétie s'accomplisse sur Bénévent : Vox in Rama audita est ; Rachel plorans filios suos nolitit consolari, qiUa non siintK
Donnez-nous un pape qui ait un glaive comme saint Paul, non pas un rosaire comme saint Dominique, ou une besace comme saint François. Sortez de votre léthargie : Exoriare aliqnis^... N'avez-vous point de honte de nous montrer cette vieille chaire de saint Pierre avec le dos rompu, et pleine de vermoulure ? Voulez-vous qu'on regarde votre coffre, où sont tant de richesses spirituelles, comme une boîte d'orviétan ou de mithridate? En vérité, vous faites un bel usage de votre infaillibilité ! Vous vous
1 . t II avait été secrétaire de l'auteur ; ce fut lui qui porta le manuscrit des Lettres Persanes en Hollande, et l'y fit imprimer; ce qui coûta à leur auteur beaucoup de frais sans aucun profit. Il obtint en sa faveur la résignation du bénéfice que M. Fouquet avait obtenu de la cour de Rome en Bretagne et il s'agissait ici de la pension que M. Duval devait paytr à ce prélat ». (Guasco.)
2. Nicolas Coscia, cardinal et archevêque de Bénévent, favori de Benoit XIII, enfermé au château Saint-Ange pour prévarications, après la mort de celui-ci (2 5 février lySo).
i. Math., XI, i<S.