‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 366 sur 433 · MONTESQUIEU AU COMTE DE GUASCO · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU AU COMTE DE GUASCO

Lettres familières (VIII), p. 33.— Laboulaye, VII, 269.

En 1742.

J'ai été enchanté, Monsieur le comte, de recevoir une marque de votre souvenir, par la lettre que m'a envoyée M. votre frère. M""* de Tencin- et les

a) Déchirure. — b) Déchirure.

I. L'aîné des deux frères de l'abbé de Guasco, mort en 1762; cf. YÈloge de l'abbé de Guasco, par Dacier, Hist. de l'Académie des Inscriplions, t. XIV, p. 1S8.

■1. €... M. de Montesquieu, qui était un de ceux qu'elle considérait le plus, en avait procuré la connaissance au comte de Guasco, homme également doué des connaissances littéraires que [sic] de la t^cience militaire. » (Guasco.)

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autres personnes auxquelles j'ai fait vos compliments me chargent de vous témoigner aussi leur sensibilité et leur reconnaissance. Je suis fâché de ne pouvoir satisfaire votre curiosité touchant les ouvrages de notre amie. C'est un secret' que j'ai promis de ne point révéler.

La confiance dont vous m'honorez exige que je vous parle à cœur ouvert sur ce qui fait le sujet intéressant de votre lettre. Je ne dois point vous cacher que je l'ai communiquée à M. le commandeur de Solar, qui est de vos amis, et nous nous sommes trouvés d'accord, que les offres que vous fait M. de Belle-Isle pour vous attacher, vous et M. votre frère-, au service de France, ne sont point acceptables. Après tout le bien que les lettres de M. de La Chétardie ' lui ont dit de vous, il est inconcevable qu'il ait pu se flatter de vous retenir en vous proposant des grades au-dessous de ceux que vous avez. Je ne sais sur quoi ils fondent que l'on ne considère pas tout à fait en France les grades du service étranger comme ceux de nos troupes. Cette maxime ne serait ni juste ni obligeante, et nous priverait de fort bons officiers. Je pense que vous avez très bien fait de ne point vous engager dans son expédition, avant que d'avoir de bonnes assu-

1 . € Le jour de la mort de M"* de Tencin, en sortant de son antichambre, il dit au frère du comte de Guasco, qui était avec lui : c A présent vous pouvez mander à M. votre frère, que M"« de Tencin est l'auteur du Comte de Comminges, et du Siège de Calais, ouvrages qui ont été crus jusqu'ici de M. de Pont de Vesle, son neveu. Je crois qu'il n'y a que M. de Fontenelle et moi qui sachions ce secret. » (Guasco.) — Cf. P. -.M. Masson, Madame de Tencin, p. i?i-i33.

2. t Actuellement lieutenant général et ci-devant commandant de Dresde pendant la dernière guerre. » (Guasco.) Il mourut en 1780.

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