Maître des requêtes, fils du premier médecin du Roi
2. Le cardinal Dubois. Comparez le récit de Dodart avec ceux de Barbier (éd. Charpentier, I, 298 et suiv.), de Math. Marais (éd. Lescure, III, 3), et de Saint-Simon (éd. Chéruel, XIII, 45).
ment a paru. Il a pris lui-même l'administration des affaires en qualité de premier ministre et a prêté, comme tel, serment au Roi. M. de Morville a eu les affaires étrangères et les postes', M. de Maurepas, la marine. M. le Cardinal, qu'on croyait n'avoir que la commission de secrétaire d'Ktat, en avait secrètement la charge, sur laquelle il y avait un brevet de retenue de cent mille écus que le Roi paie à la famille du Cardinal, et M. de Breteuil achète la charge cinq cent mille livres^ et continuera d'avoir le département de la guerre. Voilà assez de choses rangées dans les vingt-quatre heures. Cependant M. le duc d'Orléans a déjà eu le temps de faire avec M. de Morville l'examen des papiers du défunt, sur lesquels il avait fait mettre les scellés, et d'écrire proprio ptigno à tous les princes étrangers, pour les assurer que son intention était de continuer à traiter avec eux suivant les derniers errements. Reste une belle et magnifique défroque en bénéfices à distribuera Le Cardinal sera enterré ce soir, sans cérémonie, à Saint-Honoré, dont il était chanoine +, muni d'un bon acte de contrition, car, pour les autres sacrements, quelque cérémonial a empêché qu'il ne s'en aidât 5. S'il survient quelque nouveauté, je vous en ferai part.
1. En fait, le duc d'Orléans se réserva la suriniendance des postes.
2. a On a créé les quatre places de secrétaires d'État en charges, pour lesquelles on fait payer à chacun Soo.ooo livres; M. le duc d'Orléans trouve parla le secret de tirer deux millions.» (Barbier, I, 297.)
3. Voyez dans Saint-Simon (éd. Chéruel, t. XIII, p. 47) le détail des bénéfices et de la fortune du cardinal.
4. En réalité, dont son neveu était chanoine. Cf. Barbier, I, 296.
3. « Le bruit le plus commun est que le cardinal Dubois n'a point reçu le viatique; qu'il a dit qu'il ne pouvait le recevoir que de la main d'un cardinal; il n'y en avait pas là.» (Barbier, I, 290.)