Le do^en de Saiat-Seurin, frère de Montesquieu
derai, afin que vous puissiez en parler à la famille de là-bas.
Je vous embrasse, mon cher cousin, de tout mon cœur.
Montesquieu.
A Monsieur, Monsieur de Secondât, près la porte Saint- Antoine, — à Agen.
323. — MONTESQUIEU A GODEFROY DE SECONDAT, Autographe. Arch. de La Brède.
A Bordeaux, ce 3« de février 1745.
J'ai, mon cher cousin, fait dresser le contrat de manière que vous verrez. Je suis un bon homme d'affaires: la renonciation a été ôtée, l'immobilisation de la dot a été ôtée aussi, et les 5,ooo livres de plus amples bagues et joyaux sont réversibles en cas que votre femme prédécède. Latapie avait dans ses instructions ces deux derniers articles, mais il n'y a pas fait d'attention. On a mis mot pour mot toutes les autres clauses et conditions après y avoir mûrement pensé.
Nous avons jugé qu'il était impossible de faire le mariage avant le carnaval; nous avons remis au i5 de mars, huit jours plus haut ou plus bas; ce sera en carême, mais nous aurons des dispenses que le doyen nous apportera. Le mariage se fera à Clairac, où nous serons plus à notre aise qu'à Montesquieu. Pendant ce temps-là nous préparerons tout. Nous ne communiquerons l'affaire que quelques jours avant de partir, et je vous ferai savoir le tout.
Adieu, mon cher cousin, je vous embrasse de tout mon cœur.
Montesquieu.
Je ne vous dis rien des dames, parce qu'elles sont à la campagne.
A Monsieur^ Monsieur de Secondât de Roques, près la porte de Saint-Antoine, — à Agen.