Poussin a Chantelou
(Ms. 12347, fol- '^9-) A Monsieur de Chantelou^ à Paris.
[M. Poussin jg* nouembre 1644.
Cette lettre est plaine d'amitié. Il dit que je receuray lextremonction sans estre malade et des mains du messager de Lion et non pas dun prebtre.] A Rome Ce g^^ nouembre 1644.
Monsieur Si ce n'eust esté l'impertinense de celuy qui me rend ordinairement les lettres qui me viennent de Paris, j'eusse fet il y a longtemps responce à vos deux dernières l'une du dernier septembre et l'autre du quatriesme octobre, mais m'aiant esté rendues trop tard, jei différé jusques à maintenant à vous escrire.
Je suis tout joyeux de scauoir que vos bust sont ariués bien conditionnés. Jei désià parlé à M'^Tibaut des cheualles' que vous voudriés qui modellast et luy et moy nous aurions délibéré de quelque chose. Si se n'eust esté quil est employé à faire deux figures stucquées pour la cavalcate du Pape' chose grandement pressée et de peu de proffit. Ausi tost qu'il aura fet nous trauaillerons pour vous.
Je vous remercie trèsaffectueusement du soin que vous aués de mes interest que vous montrés estre aussi grand comme des vostres propres.
Ne trouués point estrange si l'on vous a fet paier tant pour le port de vos quaisses puis quil a faleu
1. Il semble que Poussin parle de chevalets, non de chevaux (voir la lettre suivante).