I. Voir la Galette de i65o, n' 79, p
l65o] DE NICOLAS POUSSIN. AlS
en même temps duquel vous n'aurés point de jalousie car j'ai observé la promesse que je vous ai faitte aiant choisi le meilleur et le plus resemblant pour vous', vous en voirés la différence vous même. Je prétends que ce portrait vous doit être un signe de la servitu que je vous ai voué, d'autant que pour personne vivante je ne ferois ce que j'ai fait pour vous en cette matière. Je ne vous veux pas dire la peine que j'ai eu à faire ce portrait, de peur que vous me croyés que je le veuille faire valoir. Il me suffira quand je scaurai quil vous aura plust. Je pourai envoyer en même temps à Monsieur l'Abée Sçarron son tableau du Ravissement de S^ Paul, que vous verres et vous prirés de m'en dire votre sentiment'.
Les autres choses que je vous ai promises se feront avec le temps. Je vous écris ces deux lignes ici pour vous prier de croire que si j'ai tardé de satisfaire à votre curiosité. Je n'oublie pas ce que je vous doit qui est d'être toutte ma vie Monsieur
Votre très humble et très cHbéissant serviteur
Le Poussin.