‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 298 sur 320 · II. En ce qui concerne la publication · texte numérisé non relu

II. En ce qui concerne la publication

1° Le texte italien du testament du 21 septembre i665 (texte A) a été publié dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de Normandie, 1875-1880, p. 181 et suiv., d'après une copie prise par M. de Grouchy et adressée de Rome par lui à M. Ch. de Beaurepaire qui l'avait déposée aux archives de la Seine-Inférieure. Ce texte italien n'est pas suivi d'une traduction française.

2* M. Ph. de Chennevières, dans VEssai sur la peinture française, a publié de longs fragments d'après les textes D et E (ms. 12347).

3* M. Advielle {Recherches, etc., p. i55) a publié une traduction française (due au baron Lumbroso) du testament original italien, A.

III. Pour la présente publication, le texte italien ne nous a pas paru indispensable, puisqu'il est facile de le trouver dans le Bull, de la Soc. de l'Hist. de Normandie, 1875-1880, p. i5i. Notre traduction française ne pouvait être la reproduction littérale d'un des textes D et E, fautifs en bien des détails. Nous donnons une traduction débarrassée de ces négligences.

I. Au fol. 261 du ms. 12347, la même main qui a copié le testament (et qui ne semble pas celle de Chantelou) a écrit : « Nicolas Poussin, peintres des plus illustres après l'antiquité, nasquit au bourg d'Andely, province de Normandie, le ... du mois de juin de l'an i5g4, d'une famille noble et peu accomodée, est mort à Rome le i g nouembre i665. » On sait ce qu'il faut penser de la « noblesse » de Poussin, affirmée sans preuves par Bellori, Le Vite de' pittori.

468 CORRESPONDANCE [l665

public, qu'il soit connu de tous, que l'an i665 de la Nativité de N. S. J. C, la troisième année de l'indiction et le 21 septembre, l'onzième année du Pontificat du Très Saint-Père en Christ Alexandre VII, pape par la divine providence;

devant moi, notaire, a comparu le très illustre Seig^ Nicolà Pussjrn* (fils du Seig"^ Giovanni, du Bourg d'Andely, diocèse de Rouen), bien connu de moi, par la grâce de Dieu sain d'esprit et des autres sens, quoique malade, infirme de corps, couché au lit', et voulant pourvoir à ses intérêts, afin qu'après sa mort il n'y ait à naître aucun procès, entre sa postérité et successeurs, sur les biens accordés par la Divine Majesté, il a délibéré, de plein gré et de la meilleure manière, qu'il peut et doit faire son présent testament nuncupatif et non écrit de sa main 3.

Et premièrement, il déclare qu'ayant fait un autre testament par mes actes sous le 2 S'^"^* novembre 1664, par le présent il révoque et annulle tant celui-là, comme quelque autre qui puisse être, testament, codicille, et autre disposition retrouvable en quelque manière, temps et lieu, et par les actes de quelque

1. Nous avons laissé tous les noms propres sous la forme italienne de la copie B, la moins fautive. Ces actes et ces copies sont peu soucieux d'une rigoureuse exactitude. Par exemple, en i665, les Dughet habitaient Rome depuis au moins quarante ans; cependant, ils sont appelés Douquei dans le texte B, Bouquet dans le texte C. Le nom du testateur luimême est fort estropié, bien qu'il fût alors fort connu : Pussyn (texte B), Poussyn (texte C); — de même Retrou devient Retrosi dans la traduction Lumbroso, Rebrosi dans le texte C.

2. a Sa fin s'approchant, il fut tenu au lit par un gros abcès, avec inflammation des viscères... » (Bellori, Le Vite de' pittori, trad. Rémond, p. 35).

Page 1