Voir le testament du 3o avril 1643, p. 194, note
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notaire qu'il puisse être, en faveur de qui que ce soit, et toutes les clauses dérogatoires, que ceux-ci peuvent contenir, desquelles ne s'en ressouvenant pas, il déclare qu'il ferait spéciale mention, parce qu'il veut qu'on entende seulement son présent testament, de la meilleure manière.
Commençant donc par l'âme, comme plus noble et plus digne que le corps, il la recommande à Dieu Tout-Puissant, à la Très Glorieuse Mère Marie toujours Vierge, aux glorieux Saints Pierre et Paul, au S' Ange Gardien, et à toute la Cour Céleste, lesquels il prie, en toute affection de cœur, et profonde humilité, de vouloir intercéder la divine Miséricorde de Dieu Béni pour le salut de son Ame.
Et veut et dispose qu'après sa mort, son corps soit vêtu avec un de ses habits, et ainsi vêtu, sans pompe aucune, porté à l'Église Paroissiale', et que là il soit exposé avec quatre torches allumées, et qu'après on lui donne la sépulture dans la dite église paroissialle, à laquelle il laisse tout ce qu'on lui devra raisonnablement, et pas autre chose; et pour le repos de son âme il ordonne que son corps étant comme ci-dessus exposé, on fasse célébrer une grand'messe chantée, dans la même Église Paroissiale, et pendant qu'on la célébrera, on allume quatre cierges à l'autel, et en cas d'empêchement dans le jour, que son corps sera comme ci-dessus exposé, on fasse célébrer la dite grand'messe dans le jour suivant où il n'y aura pas d'empêchement.
I. San-Lorenzo in Lucina, une église secondaire de Rome, à l'ouest du Corso.
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Et par raison de legs, et de toute autre meilleure manière, il laisse au S' Ludovico Douquei son beaufrère, pour une seule fois, 800 écus de monnaie romaine, de dix pauls par écus, à se faire payer aussitôt après sa mort, par son héritier vivant ci-dessous désigné.
Item, il laisse à la dame Giovanna Douquei^ femme de Bastiano Cherahitîo^ sa belle -sœur, 1,000 écus, monnaie de Rome, à payer comme cidessus.
En outre, il laisse à Barbara Cherahitto^ fille dudit Bastiano^ et nièce de la dame Anna Maria Douquei^ sa femme, dix billets de crédit^ du Mont Restor, troisième émission, déclarant vouloir que la dite Barbara soit vraie maîtresse des dits dix billets du Mont, de la même manière qu'ils sont et seront dans le temps de la mort dudit S"^ testateur, lui donne faculté de prendre possession et d'obtenir la transmission des patentes en sa faveur, de sa propre autorité, et sans le consentement ni participation de son héritier désigné ci-dessous, ni décret ou mandement d'aucun juge, officier ou député, pour une bonne fin et effet, qu'elle soit constituée pour les tenir et les posséder dès à présent pour trois heures avant sa mort, au nom et par la même Barbara^ à laquelle
I. « Luoghi dieci del Monte restoro terza errettione. » — Les Luoghi di Monte étaient des titres représentant une subdivision d'un capital en nature, semblables aux actions ou aux obligations des Sociétés anonymes ou en commandite. Ces titres avaient cours dans l'Etat pontifical. Malheureusement, quand le capital se dépréciait, ou lorsque l'autorité permettait l'émission d'un trop grand nombre de titres, il se produisait de ruineuses dépréciations (J. Arnaud, L'Académie de Saint- Luc à Rome, p. Sa).
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outre cela, il laisse tous les biens meubles et immeubles, que le dit testateur aura dans le temps de sa mort dans sa maison, où elle aura tout l'or, l'argent et les deniers qui seront comptants, jusque pourtant à la somme de 20 écus de monnaie romaine, quant aux deniers comptants.
Item, il laisse à Catherina Cherabitto, fille du dit Bastiano^ et nièce comme ci-dessus de la dite Anna Maria, 1,000 écus, monnaie de Rome, de dix pauls par écus, pour une seule fois, et à se faire payer librement après sa mort par son héritier, vivant, désigné ci-dessous.
Item, il laisse à Leonardo Cherabitto, fils dudit Bastiano, 3oo écus de monnaie de Rome, une fois payé, comme ci-dessus, par son héritier ci-dessous désigné.
Item, il laisse à Francesco Cherabitto, 200 écus monnaie comme ci-dessus une seule fois payes de son héritier ci-dessous désigné.
Item, il laisse au S*^ Giovanni Douquei, i,3oo écus de monnaie de Rome, pour se les faire payer en une seule fois et après sa mort par son héritier vivant; outre cela, remet et donne au même s»" Giovanni Douquei tout ce que le dit testateur peut ou puisse prétendre de lui, ordonnant que pour telle cause il ne soit pas molesté.
Item, il laisse au S"^ Giovanni Retrou Banc|uier, expéditionnaire en cette Cour, 5o pistolcs d'Espagne une fois payées, après sa mort, par son héritier cidessous désigné.
472 CORRESPONDANCE [l665
Item il laisse à la Dame Francesca Letellier\ restée veuve d^ Antonio Posterla^, i,ooo écus, monnaie de France, pour une seule fois être payés en France, sa propre patrie, de son héritier ci-dessous désigné si la dite dame est vivante au temps de sa mort; et si elle est morte avant ledit testateur, ou présentement, il ordonne que les dits i,ooo écus soient payés comme ci-dessus aux enfants de ladite Francesca^ à partager également entre eux, par portions égales, et ordonne que le paiement actuel soit fait comme ci-dessus, ou à la dite Francesca^ ou bien à ses enfants; que le dit
I. Tableau généalogique de la parenté de Poussin (d'après les Recherches de M. Advielle) :
Marie DELAISEMENT, épouse
en I"' noces : Claude Lkmoink, procureur
en 2' noces (1592) : Jean Poussin
Marguerite Lemoink,
née vers i582,
épouse Georges Lk
Tellier
Nicolas POUSSIN (i 594-1 665)
Marie
David Nicolas Le Tellier, bapt.6août 1008, ép.
Marie
Honorât
François Marie Mathias Jean Lk
Le
Tellier
Le Le
Tel- Tellier LIER (voy.
Tellier le légataire universel de i665
Françoise I.e Tellier
ép. Antoine Postel,
des Andelys
Marie Françoise Aridrc
Pos- Postel, Postel, bapt. TEL,
bapt. 26 janv. bapt.
5oct. 1647 i8nov.