‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 63 sur 320 · Poussin a Cass. del Pozzo · texte numérisé non relu

Poussin a Cass. del Pozzo

(Coll. Chambryi.)

Al Ilî'"^ e R^° Sig\' et Pron mio 05"»° il Sig], Abbate di Cauore

in Roma.

Illmo et Reu™o Sig : mio Farei gran torto à quella benignità singolare con

à Fontainebleau. L'autre Raphaël mentionné ici est la Belle Jardinière. Del Pozzo connaissait fort bien les trésors de Fontainebleau. M. Mùntz a publié, dans les Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, t. XII, une intéressante description de Fontainebleau en 1625, par Cassiano del Pozzo, alors secrétaire du card. Franc. Barberini dans sa légation de France (ms. de la Bibl. nat. de Naples, X. E. 54).

I. Lettre communiquée par M. Chambry aux Archives de l'Art français et publiée dans le t. III (i852-53), p. 225, par Ph. de Chennevières. — M. Chambry l'aurait acquise, pour

la quale VS: Ill'p» in ogni occasione si è compiaciuta di favorirmi se io non venisse con queste mie à pregarla di volere continuarmi nelle sue gratie, è favori è raccommandarli la protettione de miei in questi tempi miserabili pregandola di pigliare la loro protettione al bisogno, mi mortifico grandemente di vedermili inutile servitore, ma al incontro mi solleua in gran parte la sua bontà singolare la quale spero che mi dispensarà per adesso délia esecutione del mio debito. Piaccia à sua divina maestà che non solo ella godi in questo tempo ogni prospero auuenimento ma che anco gli siano conceduuti da Iddio lunghi è felicissimi anni mentre le baggio humi^* le mani. Di Parigi, 25 ottobre 1641.

DI VS : Illff et Reu-pf Hum"?," Ser^i Nicolo Poussin.

A PIll'"^ et R'^^ Seig% mon Patron très honoré, le Seig' Abbé de Cavore^ à Rome.

Mon Seig"^ IIH* et Rev°>% Je ferais grand tort à cette singulière bienveillance dontV. S. 111™' s'est complue en toute occasion à me favoriser, si je ne venais, dans cette lettre, la prier de vouloir me continuer ses grâces et ses faveurs, et lui recommander la protection des miens dans ces temps misérables', la priant de prendre leur protection au

83 francs environ, à la vente faite à Londres le 18 décembre 1848 par Puttick et Simpson. Elle aurait appartenu précédemment à M. Donnadieu, qui l'acheta de M. Thorpe, lequel l'avait trouvée, avec d'autres, dans les papiers d'un amateur décédé. Cette lettre figurait à la vente des 5-7 juillet 1900 (catal. Sotheby, n° 275), note de Léop. Dtlisle. I. Cette épithète de Poussin doit s'entendre plutôt au sens

besoin. Je suis grandement mortifié de me voir inutile serviteur de V. S.; mais d'un autre côté, j'ai grande confiance en sa bonté singulière, laquelle, je l'espère, me dispensera pour le moment de l'acquit de ma dette'. Qu'il plaise à la divin^ Majesté que non-seulement V. S. jouisse en ce moment de toute prospérité, mais qu'il lui soit encore accordé par Dieu de longues et très heureuses années; cependant je lui baise très humblement les mains.

De V. S. Ill'î" et Rêver"?»

Le très humble serviteur, Nicolas Poussin.

De Paris, 25 octobre 1641.

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