Poussin a Cass, del Pozzo
(Bottari, t. I, p. 3oo.)
Desideravo bene, Illmo e Rev. Sig., che il quadretto del Battesimo di Cristo capitasse in mano sua prontamente e sicuramente, acciochè con questo mezzo Ella potesse conoscere, quanto desidero esser pronto a servire il mio Sig. e Padrone : ma d'altro canto temero la comparsa di esso avanti agli occhj suoi tanto delicati nel conoscere le cose belle ; e niente di meno, perch' Ella mi ha onorato tante volte di pigliarsi qualche diletto nelle cose fatte di mia mano, non ho ardito tanto questa volta, che io mi sia potuto promettere il medesimo di questa, ancorchè ho usato, di quella diligenza, che ho potuto migliore, acciô l'o-
château (1547) 1^^ Henri IV donna à Gabrielle d'Estrées et dont quelques restes subsistent encore. — Louis XIII se trouvait alors à Monceaux; il y était encore le 10 septembre 1642.
1. Poussin avait déjà été employé aux travaux du Luxembourg en 1621 (voir Avenel, Corresp. de Richelieu, t. I, p. 675).
2. L'addition et le prix faict est de la main de M. de Noyers et ajoutée par lui quand il a signé la lettre qu'il venait de dicter à un secrétaire.
pera riuscisse almeno al pari di qualchuna di quelle, che ella tiene in casa : ma il cielo, sotto il quale è stata fatta, mi fa dubitare, che ella non sia stata grata agli occhi suoi come l'altre già fatte, ma se paragonandola colle suddette paja a V. S. che s'accompagni bene, me ne rallegrero sempre, ed a me farà occasione di ardimento a continuare nel cercare i mezzi di servirla come ardentemente desidero. Le bacio le mani devotissimamente, e le resto eternamente umilissimo servitore.
Di Parigi 5. Settembre 1642.
Nicolô Poussin.
Je désirais bien, 111"» et R"» Seig"", que le petit tableau du Baptême du Christ arrivât dans vos mains promptement et sûrement, afin que vous puissiez reconnaître par là combien je désire être empressé à servir mon Seig"^ et Maître, mais d'un autre côté je redoutais sa comparution devant vos yeux, si délicats dans la connaissance des belles choses, et néanmoins que V. S. m'ait tant de fois fait l'honneur de prendre quelque plaisir aux travaux de ma main, je n'ai pas eu cette fois la hardiesse de m'en promettre autant, bien que j'ai apporté mes meilleurs soins pour que l'œuvre réussisse au moins à l'égal de toutes celles que vous avez chez vous. Mais le ciel, sous lequel elle fût faite, me fait douter qu'elle soit aussi agréable à vos yeux que les autres déjà faites. Cependant s'il semble à V. S., en la comparant aux susdites, qu'elles vont bien ensemble, je m'en réjouirai toujours, et ce me sera une occasion de m'enhardir à continuer de chercher les moyens de servir V. S. comme je le désire ardemment. Je lui baise les mains très affec-
tueusement, et je reste éternellement son très humble serviteur
Nicolas Poussin De Paris 5 septembre 1642.