LIBRAIRIE INTERNATIONALE
A. LACROIX ET G», ÉDITEUBS
l3, BVE DU TAmontO-HaMTlUlTU, iJ
DE
DE
Paris, 5 mars 18(^1.
A M. BERGMANN
Mon cher Bergmann, j'ai reçu avant-hier, bien sûrement de ta part, quoiqu'aucune suscription ne me Tindiquât, trois opuscules : les Aventures de Thor, les Amazones et lés Peuples primitifs^ que je me suis mis à dévorer avant de t'en faire mes remerciements.
Tu vaux mieux que moi, mon cher Bergmann; tu remportes sur ton vieil ami, autant par le cœur que par l'intelligence môme de ton amitié. Tu as compris que j'étais un pauvre honteux qui, après un long silence, a fini, sentant trop bien ses torts, par ne plus oser re-
venir. Encore une fois, tu vaux mieux que moi, Bergmann; je ne te dis que cela; car, si je m'incline devant toi, crois bien que ce n'est pas par mésestime de moimôme : quand je me compare aux autres, je me décerne, je te le jure, dans ma conscience, encore une assez bonne place.
Tu ne sais probablement rien de moi depuis six ou sept mois, car je ne compte pas comme quelque chose ce que le bruit des journaux a pu t'apprendra. Laissemoi donc te dire ^n dix lignes mon histoire : cela^ servira d'excuse à ce que tu as pris de ma part pour un long oubli, et qui, après n'avoir été d'abord que l'effet d'un étourdissement sans exemple, a fini par n'être que la honte mal entendue de ma négligence.
J'étais revenu à Paris fin 47, et je m'y trouvais occupé de mes études favorites quand la révolution de Février éclata. Je passai dans la retraite les deux premiers mois, mars et avril, suivant le cours des événements, et souffrant dans mon âme de l'affreuse situation où je voyais notre pays. La faveur, non recherchée par moi, de quelques démocrates, puis les attaques non provoquées de ma part des journaux, me lancèrent dans la politique active; le journalisme me fit représentant; une fois à l'Assemblée, les haines inconsidérées du parti conservateur me forcèrent à rompre le silence, et, finalement, l'acharnement déployé contre ma personne, m'exaltant jusqu'à la frénésie, fit de moi ce que l'on a vu depuis*..,.
... Cette vie ne pouvait durer; la Cour d'assises m'envoya, avec l'autorisation de l'Assemblée, en prison pour trois ans. En me traitant avec cette rigueur, les juges me sauvèrent la vie. Depuis près de cinq ans que fut prononcée ma condamnation, j'ai beaucoup tra-
TaiUé, beaucoup vu, beaucoup appris; je n'ai pas ebangé sans doute, maie je suis devenu tout ce que je puis être ; et j'espère que l'avenir prouvera aux amis et aux ennemis que je vaux mieux que ma réputation, et qu*i] y a véritablement en moi quelque cbose.
Pourquoi, maintenant, vas*tu me dire, ne m'as-tu pas écrit pendant ces trois années d'emprisonnement ?
Pourquoi, mon cher ami? Je n'ai pas une bonne raison à te donner ; je suis dans mun tort, je le confesse, mais je ne mériterais pas mon pardon, si je ne te disais les misérables prétextes qui . m'ont toujours jnetenu.
D'abord, je suis ton débiteur, permets^moi de te le rappeler, et je m'étais toujours flatté de t'envoyer^ en l'écrivant, un mandat en remboursement. Représentant du peuple à 25 francs par jour, rédacteur en chef d'un journal tiré à quatre-vingt mille exemplaires, j'avais à cœur d'acquitter une dette, plus que d'honneur, une dette de reconnaissance.
Ce qui vient de la flUte s'en va au tambou/r^ dit un proverbe. Les 25 francs d'indemnités étaient emportés par les nécessités de la position^ les secours aux pauvres citoyens, les souscriptions, etc., et je puis te dire ici que hormis quelques lâches qui dans le mandat de représentant ont trouvé quelques jouissances matérielles, toute la gauche républicaine s'est dignement comportée, et d'une si modique ressource a fait un noble usage. 'Ceux qui étaient venus pauvres s'en sont allés plus pauvres qu'auparavant, après avoir mené une vie d'enfer 1...
Quant au journalisme, tu devines sans peine qu'il m'a rapporté moins encore que le mandat populaire. J'ai eu quatre journaux tués sous moi; j'ai été quatre
fois ruiné depuis Février; j'ai perdu une somme de 3,000 francs, produit de la publication de mes divers ouvrages, que j'avais mise dans cette entreprise journalistique pour parfaire le cautionnement» L'année 1850 n'était pas écoulée que je me retrouvais, comme à la veille de Février, avec rien /...
Comment t'es-tu marié, demanderas-tu?...
C'est ici peut-être que je te vais surprendre, et que peut-être tu me condamneras sans pitié.
J'ai, épousé, à quarante ans, une jeune et pauvre ouvrière, non par passion, tu conçois sans peine de quelle nature sont mes passions, mais par sympathie pour sa position, par estime de sa personne, parce que, ma mère morte, je me trouvais sans famille; parce que, le croiras-tu ? à défaut d'amour, j'avais la fantaisie du ménage et de la paternité I Je n'ai pas fait d'autres réflexions.
Depuis quatre ans, la reconnaissance de ma femme m'a valu trois petites filles blondes et vermeilles, que leur mère a nourries elle-même et dont l'existence remplit aujourd'hui presque toute mon âme. Qu'on me dise tant qu'on voudra que je me suis conduit avec imprudence ; qu'il ne suffit pas de mettre au monde des enfants, qu'il faut les élever, les doter; ce qui est sûr, c'est que la paternité a comblé en moi un vide immense ; qu'elle m'a donné un lest qui me manquait et un ressort que je ne me suis jamais connu. J« regrette de n'avoir pas été, en 48, père de famille depuis au moins cinq ou six ans. I...
Maintenant la carrière littéraire m'est à peu près entièrement fermée. Aucun imprimeur, aucun libraire, à Paris, n'oserait se charger d'éditer ou vendre rien de moi. Tout écrit signé de mon nom a dû disparaître des
DE P.-J. PROUDUON 9
étalages et des catalogues. Je me suis plaint de cet ostracisme à la police, qui m'a répondu par des coyonneries. Il me restait en dernier lieu un libraire avec qui j'avais un traité pour un ouvrage historique de haute importance; ce libraire a été ruiné par le régime fait à la presse depuis le 2 Décembre et il vient de liquider. Pour le moment, je m'occupe, tout en suivant mes études, de quelques travaux de rédaction pour des intérêts privés qui veulent bien utiliser mes services et encore qui ont grand soin de dissimuler le ministère suspect qu'ils ont le courage^ d'employer. J'ai essayé de solliciter un emploi quelque part dans les affaires ; partout je me suis vu écarté avec effroi ; il semble que la société, convaincue sérieusement que je suis son plus grand ennemi, m'excommunie. Terra et aqua inter^ dictus mm !
Du reste, ma vie est tranquille; je n'éprouve aucune tracasserie. La police sait de reste quel homme je suis; aussi dédaigneux, au fond, du parti jacobin que du parti légitimiste ; indifférent .sur la forme politique, sceptique à l'endroit de toute autorité, et beaucoup plus soucieux de la besogne des dépositaires du pouvoir que de leur titre. Aussi, ce système, dont j'ai donné force preuves, mortel aux partis et aux sectes, est-il tout à là fois ce qui fait en ce moment ma sécurité visà-vis du gouvernement et qui me vaut la haine irréconciliable de ses compétiteurs.
Tu auras sans doute entendu dire que j'avais fait un mariage de fortune. Je pense que tu as assez d'esprit pour comprendre que je n'étais pas de force à cela.
On t'aura peut-être rapporté aussi que j'avais obtenu une concession de chemin de fer. Le fait est que je me suis mêlé, comme tout citoyen maladroit, d'une
Aê CORRESPONDANCE
affaire de ce genre, et que, quand le gouvernement a su la part que je prenais à la chose, la concession a été délivrée à une autre compagnie.
Telle est, en abrégé, mon cher Bergmann, l'histoire de ma vie intime depuis six ans. Je suis, dans mon esprit, dans mon cœur et dans ma fortune, exactement le môme que tu m'as toujours connu. La pauvreté ne m'est point trop onéreuse; si j'éprouve quelque regret à cet égard, c'est de n'avoir pu encore liquider mes obligations. En 48 et 49, je crus \in instant que le travail littéraire me permettrait de m'affranchir ; l'occasion a passé sans que j'aie pu la saisir. Lé temps a marché si vite, d'ailleurs, que je ne sais pas môme si je puis <lire que j'ai eu un seul instant cette occasion.
Je demeure rue d'Enfer, 83, non loin de l'Observatoire. J'habite avec ma jeune famille un rez-de- -chaussée, tourné au midi, avec un joli jardin devant ma porte. Je sors peu et ne vois personne.
Maintenant, mon cher Bergmann, charité oblige. Tu m'as envoyé tes opuscules, tu m'écriras. Cet envoi silencieux de ta part, ces brochures sans adresse, sans signatures, m'ont frappé au cœur; tu m'as châtié, oublions tout. Donne-moi la main, et puisque, comme le philosophe ancien, qui disait : Mon ami dort^ je m'en vais le réveiller; puisque, dis-je, tu es venu réveiller notre amitié, ne fais pas comme la Galatée de Yirgile, ^iiœ fugit ad salices.
Présente mes hommages à ta digne femme, et croismoï pour la vie, Ton ami,
P.-J. Proudhon.
DK Pv-J. PaOUMON. tl
Parts, 29 SMin iW%.
A M. CHARLES BESLAY
Mon cher ami, je prépare une deuxième éditiwi du Me»uel du spéctdatevr, et j'ai résolu d'y consacrer un ehapitre aux associations ouvrières. A cet effet, j'ai ¥U déjà les menuisiers en fauteuils, les ébénistes, les tour*neurs, les pianistes et les lampistes.
J'en verrai d'autres, et ces messieurs se chargeront •également, de leur côté, d'obtenir des sociétés da leur connaissance, et que je ne puis visiter, les renseignementâ dont j'ai besoin.
Ces renseignements consistent dans un résumé de situation d'après le dernier inventaire, contenant : acôi/', passif, bénéfices^ capUal, réserve^ chifn à*affsAtet faites^ salaire moyen, nombre des associés et du personnel occupé, etc.
Vous voyez qu'il s'agit pour moi, non de discuter un principe, mais d'énoncer les faits et de constater officiellement, sur la place, l'existence de cette force nouvelle, qui pourrait prendre certainement de nouveaux accroissements.
Je compte sur vous pour les renseignements qui vous compétent et les sociétés que vous connaissez.
13 €(mRËSPONI>ANGE
On dit que les cAarrons de la Ville! te sont en déconfiture. Il parait cependant que les éléments de succès ne leur ont pas manqué ; mais Texagération de la forme démocratique et la confusion des deux ou trois spécialités différentes, telles que forgerons, charrons et menuisiers, dans une même société, semblent avoir été la cause première de cette dissolution.
Puissiez-vous n'être pas trop engagé avec ces malheureux et maladroits associés ! En tous cas, j'aime à croire que par vos conseils ils parviendront à se remettre, et que vous ne perdrez pas trop avec eux. Et puis, un sinistre, est-ce nécessairement une raison de mourir?
Il grêle fort sur le monde Lancocrate, à Paris et à Londres; de grosses faillites bont venues effrayer la place; est-ce la débâcle qui commence?
On cUt que Morny perd 8 millions dans un accaparement de fers et fonte destinés au Grand-Central; cela m'a fait songer à vous. N'avez-vous sur les bras aucune spéculation de ce genre?
Le gouvernement se tait sur le résultat de l'emprunt. Gela mes donne des doutes. Où en est-il?
J'ai bien peur que nous n'approchions du cataclysme^ TravaUlms et veillons^ comme dit l'Évangile.
Bonjour et amitié.
DE P..J. nOWBOEI. 13
Paris, 5 ayril 1S54.
A M. CHARLES BESLAY
Mon cher monsieur Beslay,. quand pourrez-yous me donner rendez-vous pour visiter votre association, ou du moins pour me servir les renseignements très-suc* cincts que vous possédez sur elles. Faites-le-moi savoir, je vous prie, et à l'heure que vous indiquerez, je serai à votre disposition.
Si je vous demande ce rendez-vous , c'est que votre dernière me semble exprimer le désir de faire cette visite avec moi; mais il est entendu que je puis trèsbien faire mes courses tout seul, sans vous voler votre temps : il suf&t que vous me donniez les adresses.
Tout languit , tout souffre, et nos malheureux ouvriers comme tout le monde. Contre la force majeure du gouvernement, il n'y a société qui tienne ; le chômage vous gagne comme tout le monde. Et il en sera ainsi jusqu'à ce que l'association engloutisse les despotes.
Bonjour, bon œuvre, bon appétit, et bon sommeil. Votre tout dévoué.
P.-J. Paoudhok.
i4 GOIIItBaPOm>àl(GB
Paris, 9 arril 1854.
A M. BERGMANN
Mon cher Bei^mann, j'ai reçu en son temps ta lettre du 10 mars, et j'ai lu en toute humilité ta seiaenoe- «mieale. Tu as vu toi-mèiiie que je m'étais ^lécuté de honne grflee : cependant, j'aurais aimé que tu ne me supposasses pas d'autres torts que ceux que je re^cûn-» sois spontaném^t. Je n'ai jamais ressenti, croi»-le hktk, ni mouvement d'impatiexM^e pour tes conseils^ ni bouffée d'orgueil. Je me regarderais comme un sot» si prareiUe chose mo fût arrivée, d'autant plus qu'en A^-4,^ je n'ai jamais cru au succès immédiat de ma terrible mission. La colère, l'indignAtion, le désespoir, toutes les passions d'une âme exaltée, et qui, se sentant écasa^ sée par une force supérieure, veut avant de mourir enfeikcer son dard le plus profondément possiMe : td&ont été les trais mobiles de ma conduite politique. Avec de semblables sentiments, il n'y avait place ni pour l'orgueil du tribun, ni pour Tambiticm du chef de secte....
Mais laissons, une fois pour tout^, ces affaire^ passées ensevelies dans l'oubli. Tu me demandes ce que je pense ft»re; tu me rappelles un charmant proverbe
DE R..4. FROOMON. 15
allemand : « Qu'il faut à Toiseau, pour percher, une branche verte. »
Mon cher ami, la branche verte sur laquelle je doîfr bâtir mon nid n*a pas encore poussé, et je suis eneor<^, au moment où je te parle, occupé de la greffe. Comme bien d'autres, la guerre d'Orient m'atteint dans mes opérations, et si, comme je le crains, elle «e prolonge, elle m'obligera peut-être à chercher mon salut dans l'émigration. En attendant, voici ce que je fais et quelle est ma base d'opération. Avec un brin de Uberté rendue à la presse, je pourrais encore tirer de mon capital littéraire, bon an, mal an, eittq à six mille francs, dont le tiers au moins passerwt aux économies. Je ne puis donc me résoudre à abandonner cette valeur, maintenant anéantie, ou peu s'en faut, et je songe toujours, même sous ce régime de w^ vérité, plus grande pour moi que pour tout autre, à opérer ma résurrection.
Depuis près de dix ans, je veux dire depuis la publication de mes Cmtradktionsécenamijues, que je regarde comme une œuvre de critique sérieuse et d'élaboratiOQ scientifique, je n'ai pas cessé de travailler à la constitution de l'Économie, cette science qui n'a point encore été dégagée, dont on peut affirmer qu'elle existe» mai» dont personne ne peut dire ce qu'elle est.
J'ai, ce me s^nble, à travers toutes mes polâanqiNs, fort avancé ce travail, el je cr<»s posséder de belks choses. Si je ne me fais illusion, je suis en mesure de donner enfin au monde un travail analogue, et démontrer avec certitude l'évid^ee, garantie d'ailleurs p«r la •olidiié de mes études, que l'histoire, éclairée par TÉêûnomie, est une Écoi^einie elle-même inépuisable. Le» principes aont simples» elairs, précis, fadles ; mAis^
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comme en toute science digne de ce nom, les applicaions, les développements, la phénoménalité en Tin mot, ou révolution de Tidée, va à Tinfini et dans toutes les directions possibles.
Dans Tétat actuel des choses, je n*oserais espérer, je te le répète, de me relever avec succès devant une société prévenue, et que d'autres préoccupations emportent bien loin déjà de tous les souvenirs de la République sociale. Il faut que je m'avance pas à pas, que je me rétablisse peu à peu par des travaux sans éclat et de pure utilitarisme. C'est ce que je fais en ce moment, avec l'aide de quelques amis, dévoués comme toi à mon infortune, et qui rendent à ma pensée plus de justice que le vulgaire.
Je compte faire d'ici à trois mois, manuscrit et anonyme, un travail sur les chemins de fer, qui plus tard pourra être publié, toujours sans nom d'auteur, mais qui auparavant servira à quelques capitalistes d'exposé de motifs pour obtenir une concession de chemin de fer. Si le projet réussit, ma fortune ne sera pas faite, mais je serai casé. — L'an passé, je me suis déjà occupé d'une demande en concession qui a failli être accordée sur ma sollicitation. L'influence du ministre Magne et la répugnance de l'Empereur à faire une parcelle concession au sociaiisme [sic) ont fait manquer l'affaire. Depuis, on m'a offert, à titre de dédommagement pour ce que j'avais fait, xme somme de 20,000 francs, que j'ai refusée....
Voilà, mon cher, le bilan de ma situation. Avec du travail, de la santé, du temps, je puis encore en sortir. Mais, pour le quart d'heure, la guerre d'Orient vient tout gâter. Le parti jésuitique règne et gouverne; tandis que les imbéciles jacobins applaudissent à une
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campiagne contre les Cosuqueê^ les ultramontains rôvénï de s'établir sur les ruines des Grecs, et, eii ce qui me touche du moins, les productions de liai pensée libre sont Tobjét d'une persécution déguisée d'autant plus invincible. Le capital f la jiigerie, \dL calotte^ vois-tu, ne m'oujblieront jamais !
A côté de l'Économie, en môînè temps qu'elle et par elle, je me suis mis à étudier l'histoire^ et j'ai bientôt acquis la conviction que l'hisloire, éclairée d'une nouvelle science, devenait eîlé-même comme un notivéaii' monde à explorer. J'ai pour d^ mille francs de notes et d'études rassemblées déjà tant par moi-même que par deux de mes collaborateurs ; les frais dé ces études ont été faits par un malheureux libraire que le*^ Décembre a depuis mis en faillite. Tu" comprends également que je ne puis rehoncer à ce travail; dont la valeur pourrait, le cas échéant, être facilement quadrù-' plée ou même décuplée'sîje pouvais lé inetier à'ÔA.* J'ai donné, tu vas encore dire que 1ô"sixîà ambitièui,
j'ai donné, dis-jé, à ce 'travail, juniqué en son genre, '4\ ma connaissance du moins, ïe nom de Chronos^ afin de" faire pendant au livre de A. de Humbbldt, 'ÛoStjîosJ (JùI?^ tu connais sans doute.
C'est sur ces'deur importants ouvrages, inèùé^^dè?' front depuis qus^tra ans, que roulent désorm^is"t6ùiës ' mes méditations dé chaque jôur.'T'aiéncol'ç' immensément à faire, et, bien loin que je ctoie èpiiiiâfei^ l^ùjét," j'ai pu constater, chose à mes yeu3^ ^âécfsîvéj la méthode, l'enchaînement de toutes les propositions aux Principes matMmfiquès de Newton, à YAnatomie corn-pa/rée de Cuvier, etc., etc. C'est bien présomptueux ce que je dis-là; mais applique-moi, si tu veux, le si pa/rva licet eomponere magniSy et toute réduction faite,