‹ Correspondance de P.-J. ProudhonChapitre 22 sur 26 · V. Duval et C°, de Londres · texte numérisé non relu

V. Duval et C°, de Londres

James et C®, de Londres.

Cette Compagnie» à laquelle aucxme autre ne saurait être comparée pour la puissance des capitaux et la garantie des noms, ne demande à TÉtat aucune subvention ni en numéraire, ni en matériel.

Elle offre de ne jeter aucune action sur le marché, n*ayant nul besoin, pour former son capital, des excitations de la Bourse, et ne spéculant pas sur une razzia de primes.

Elle n'emploiera pas de capitaux françaisi se conformant ainsi au désir de Sa Majesté, et poursuivant Tœuvre commencée déjà par Tun de ses membres, M. Wilhem Hope, à la sollicitation de TËmpereur, de transporter en France son crédit et ses capitaux. — M. Wilhem Hope a déjà introduit dans le pays une somme de 10 millions.

Enfin, la compagnie accepte d'avance le tracé qui sera

préféré par le gouvernement, tout en demandant à

faire valoir les motifs qui semblent militer en faveur de

la vallée de TOgnoû, adoptée par la Chambre de 1846.

Pans ces conditions, aujourd'hui uniques, et ailleurs

introuvables, la Compagnie se contente, de la part de rÉtat, d'une simple garantie d'intérêt à 4 *>/o, pendant cinquante années, sur les quatre-vingt-dix-neuf* que devra durer la concession. Garantie fictive, le chemin de fer devant produire, d'après les études, plus de 4 °/o de net.

Pour gage de ses propositions, la Compagnie, constituée comme il vient d'être dit, offre de déposer son cautionnement dans les vingt-quatre heures, et de commencer de suite des travaux.

Depuis longtemps, on peut le dire, aucune demande de concession ne s'est offerte à l'État avec de si grands et de si nombreux avantages.

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