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citer que quelques exemples , on trouvera dans le volume que nous offrons aujourd'hui au public des études consciencieuses et remarquables sur les Messes privées dans la nuit de Noël; sur les Messes basses le Jeudi Saint et le Samedi Saint; sur la Communion des fidèles le Vendredi Saint , et le Samedi Saint; sur Y Application de la Messe paroissiale pour le peuple; sur X Application de la Messe conventuelle pour les bienfaiteurs ; sur les Concours ecclésiastiques; sur les Cas réservés; sur les Excommunications papales depuis le douzième siècle jusqu'à nos jours; sur les Jugements ecclésiastiques d'après le droit canon; sur Y Autorité de la S. Confjrégation du Concile, etc. , etc.
Ce simple énoncé des pièces que publie la Correspondance de Rome et des sujets traités par les rédacteurs de ce recueil , nous donne l'espoir fondé que notre réimpression sera favorablement accueillie par tous ceux qui s'occupent de sciences ecclésiastiques. Ce sera surtout, nous en sommes persuadés, une bonne fortune pour les nombreux lecteurs des Mélanges théologiques, qui seront heureux de voir quelquefois les mêmes questions, ou des questions analogues , traitées dans les deux Recueils , et de trouver souvent dans la Correspondance de Rome des documents auxquels les Mélanges font allusion, ou qu'ils analysent, parce que la spécialité de cette publication ne lui permet pas de les insérer in extenso. Ainsi ces deux Recueils périodiques, bien loin de se faire concurrence ou de se nuire , se completteront mutuellement , et nous sommes persuadés qu'ils vont désormais se trouver réunis côte-àcôte dans les bibliothèques ecclésiastiques.
Nous croyons devoir ajouter un mot quant à rautorité de la Correspondance de Rome. Un Evêque Français avait exprimé quelque doute sur l'authenticité de certains documents publiés dans ce journal. Voici ce que la Correspondance y répond dans, son n" du 14 avril 1851. <^ La Correspondance n'insère pas de ). pièces apocryphes. Elle ne le peut pas. S'il nous arrivait jamais ,.de commettre une erreur, le désaveu ne se ferait pas attendre, >. et nous serions les premiers à l'enregistrer. xNotre conscience et ,. notre honneur sont également mtéressés à la publication de ;. documents dont laulhenticité se trouve au-dessus de tous les . doutes. Notre entreprise n'est pas clandestine ; la dernière page .de notre tome V% décembre 1851, portera toutes les approba
• lions voulues. Sans avoir un caractère officiel , notre publication :. est clans le degré d'autorité qui en approche le plus, et nous ne .comprenons pas qu'on veuille, à plusieurs centaines de lieues de ;. distance, conserver des doutes sur l'authenticité des documents >. qui ont été publiés ici. Ces explications ne seront pas inutiles. '>iVous sommes heureux de l'occasion qui nous est offerte de les •-.présenter à nos lecteurs. '
Pour ce qui nous regarde personnellement, avant d'entreprendre la réimpression de la Corresponc/awce c/e Uowe, comme il s'aeissait d'un livre traitant de matières religieuses, nous n'avons pas manqué de consulter l'autorité ecclésiastique, qui a bien voulu nous accorder l'autorisation nécessaire.
Nous publions aujourd'hui tout ce qui a paru en 1848, 184-9 et 18o0 (voir p. 1. note). La reproduction est intégrale : rien n'a été retranché; quelques notes faciles à distinguer et une table analytique des matières, voilà tout ce qui a été ajouté. Si, comme nous osons l'espérer , ce volume obtient quelque succès , nous nous empresserons de reproduire également l'année 1831, et tout ce qui suivra.
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SECOiXDE ÉDITIOx\, REVUE ET CORRIGÉE (1).
LETTRE AUX EVEQUES DES ÉTATS PONTIFICAUX SUR LA CEiNSURE ECCLÉSIASTIQUE.
In Sess. X. Concilii LateranensisV., atque iterum in postrema regularum Indicis , quœ a patribus conscripte per Tridentinam Synodum deputatis , et a Pio IV, glor. mem. Decessore Nostro approbaut fuerunt (2) nec non in aliis aliorum Romanorum Pontificum sanctionibus interdictum habetur , ut nulli oninino libri aut scripta evulgentur, uisi antea ecclesiastica auctoritate exaniinati probatique sint. Jam vero scribendi legendique aviditas , et librorum , maxime autem ephemeridum uumerus noslra hac œtate ita in dies augetur , ut jam ecclesiasticis censoribus perdifficile evaserit ipsos omnes ea , qua par est, maturitate expendere; et latior etiam paluerit via illorura fraudibus, qui doctrinas perversas , et sacrai public;eque rei noxias disseminare connituntur pagellis et parvis praesertim libris clandestine editis , quorum porro improbitas eo majorem inducit fidelium offensionem et scandalum , quod ad vigentium canonura tramites perpensi reputantur riteque probati. Hœc nos serio considérantes , et nonnuUis VV. Fratribus Noslris f>. R. E. Cardinalibus in consiiium adhibitis , habentesque ob oculos
(IJ La Correspondance Romaine a réimprimé ses 31 premiers n^^ en un seul cahier. Les Rédacteurs ont classé les matières de ces 31 n"' d'après un certain ordre, et ils ont divisé leur travail en quatre parties, sans distinction de n» , ni de date. C'est cette nouvelle édition , revue et corrigée par ses auteurs que nous reproduisons fidèlement. Ensuite nous continuerons la reproduction de chaque numéro d'après sa date. {Xolc de V Editeur BeJye.)
(2) In Cons. Dominici gregis , 24 martii 1504.
decretunî séssiûriis IVI Concilii Tridentini , ùbi peculiares sanctiones leguntur circa editioneni et evulgaiionem librorum de rébus sacris'',' deliberavimus mitigare aliqua ex parte alias supra memoratas régulas , ut ita ecclesiastici censores diligentius satisfacere valeant officio suo arctioribus liniilibus definito , nec facile deinceps contingat ut ipsorum judicio probata omnino videantur , quse ex parte saltem eorum censura» fraudulenter subtracta sunt, vel ab eisdem haud salis diligenter examinari potuerunt. Itaque motu proprio , et apostolica nostra auctoritate decretum Concilii Lateranensis, et caiteras supradictas sanctiones moderando et declarando decernimus , atque permittimus , ut posthac , et donec aliter ab hac Apostolica Sede statuatur , censores ecclesiastici in locis temporali nostrœ ditioni subditis de iis tantum solliciti sint , quœ divinas scripturas , sacram theologiam , historiam ecclesiasticam , jus canonicum , theologiam uaturalem , ethicem , aliasque hujusmodi religiosas aut morales disciplinas respiciunt , ac generatim de omnibus , in quibus religionis , vel morum honestalis speciatim intersit. Juxta haec igitur statuimus atque permittimus, ut in omni ephemeridum et librorum génère illi dumtaxat sine prœvia ecclesiaslica censura edi nequeant-, qui moralis aut religiosi , uti diximus, argumenti sint ; in cœteris vero ii tantum articuli , qui simile argumentum habeant , vel causam ipsam religioiiis aut morum honestatis proxime attingant. Vérum nostrœ hujus permissionis obtentu nemini unquam licebit evulgare iterum , et ne in aliam quidem linguam conversos edere libros , et scripta illa , quae pnecedentibus ecclesiastlcœ auctoritatis decrctis damnata et prohibità sunt , aut in postcrum prohibebuntur. Si quis autem scripta vel librosf hujusmodi denue ediderit aut evulgaverit , vel aliter in iis , quae nostrls hisce litteris permissa non sunt , supradictas canonum sanctœque hujus Sedis sanctiones violaverit , in postcrum pariter illis tenebitur censuris et poçnis , quse anterioribus ipsis sanclionibus statutaî sunt. Nos enim easdéra sanctiones in omnibus , in quibus a nobis derogatum illis non est , firmas esse volumus , et apostolica auctoritate roboramus. Confirmaraus etiam nominalim pccuniariam pœnam indictam in commemorato dccreto Concilii Lateranensis V ; quam tamcn eatenus mitigamus , ut gravioribus quoque in casibus summam centum scutatorum nummorum commuuis nunc romanre monetœ non excédât ; atque ipsam in pîos usus prudent! episcopi cujusque arbitno erogandam mandamus.
Hœc sunt W. FF. Dilecti Filii, quse cîrca pagellarum, librorumquc editionem in hac conditione temporum statuenda censuimus. Interea Deum misericordiarum ac luminuni Patrom orare suppliciter non intcrmittinms , ut vobis nobisque ipsis adsit semper propitius iri abundantia gratiu), et curis benedicat, quibus religionis bonorumque morum causam tiieri et graviora ab his pericula amoverc connitiraur. Ac nostrœ pignus
studiosissimae caritatis Apostolicam benediclionem vobis ipsis peramanter inipertiinur. .
Datiim Rdmœ^apud Sanctam Mariam Majorem, die 2 jiiiiii anni MDCCCXLYIII Pontificatus nostri anno secundo. " "♦ . Plus PAPA, LX.' ^u^,^