‹ Correspondance de RomeChapitre 45 sur 97 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

d'en înferronipre l'observation. Personne ne tiôns reprochera d'avoir eu ia pensée qu'il était de notre devoir d'accepter l'invitation qui nous était faite ; noire opinion très-prononcée est en effet que les concours sont une des mille et une questions sur lesquelles il est opportun aujourd'hui que l'opinion soit éclairée; il est de la dernière importance de faire disparaître les préjugés qui pourraient s'opposer à l'inlroducîion et à la mise en vigueur des lois que l'Eglise a jugées devoir établir dans sa sagesse. Le spectacle douloureux auquel nous assistons aujourd'hui doit nous servir du moins d'enseignement et de leçon. La société est eu poussière; les liens qui la font subsister sont parvenus à un état de dissolution qui fait naître les alarmes les plus légitimes dans les esprits les plus clairvoyants. Le sens le plus commun sulCt pour reconnaître qu'on ne pourra jamais parvenir à la reconstitution de la société, si l'on ne commence {;ar reconstituer énergiquement sa partie la plus vitale qui est le clergé; et pour cela , il ne s'agit pas de fonder une nouvelle discipline; il s'agit principalement de mettre sérieusement à exécution les sages règlements que l'Eglise catholi'.jue a proclamés dans les derniers conciles généraux et qui ont été approuvés par l'autorité suprême des Souverains Pontifes Romains, il est temps d'en fmir avec les abus, les préjugés, l'ignorance et la pratique aveugle; il est temps de restituer au clergé catholique cette force admirable que lui procurent les lois canoniques et la discipline qui a reçu l'approbation des Pontifes Romains. Qu'on se persuade bien que le salut de la société est à ce prix ; ce n'est qu'à cette condition que le clergé , animé d'une énergie nouvelle, pourra travailler elDcacement au salut commun, et se poser comme une barrière aux torrents dévastateurs qui,, menacent de, uqus engloutir. • "^ , .^ ,,

Les pensées que nous venons d exprimer ont présidé au rétablissement des conciles provinciaux qui vient d'avoir lieu en France et ea Allemagne. Les catholiques de tous les pays ont applaudi au retour de ces vénérables assemblées qui sont pour l'Eglise une source incomparable d'utilité et de gloire ; et les populations , qui avaient perdu le souvenir de ces saintes institutions , ont trouvé dans leur rétablissement une occasion d'intérêt et de respect pour la majesté des choses religieuses. Après les temps pénibles que l'Eglise a dû traverser , au milieu des circonstances douloureuses où elle se trouve , l'apparition des conciles provinciaux est un fait prodigieux qui force à admirer et à' bénir de plus en plus la conduite de la divine Providence. C'est un puissant motif de consolation et d'espérance pour l'avenir, que de voir la Providence de Dieu se servir du concours des circonstances les nlus" inattendues pour rendre à l'Eglise une liberté que plusieurs siècles ' avaient refusé de reconnaître. -'-' '"'^ '"p ''t

Le caractère des conciles provinciaux tenus depuis deux ans , a été moins d'établir des lois nouvelles touchant les choses religieuses et leur discipline, que de faire adopter et pratiquer ce que la législation commune de l'Eglise a constitué dans les temps qui nous ont précédés. L'Eglise catholique , toujours féconde sous l'action de l'esprit de Dieu , n'a point manqué à la divine mission dont le double objet est à la fois le salut surnaturel des âmes et le salut temporel de la société chrétienne. Elle possède dans ses trésors des armes de forte trempe préparées pour les luttes et les combats des époques qu'elle traverse , de même qu'elle a des remèdes pour subvenir aux besoins des sociétés qu'elle doit conduire dans le pèlerinage de cette vie. Et parce que l'Eglise catholique représente Dieu sur cette terre , la Providence se charge elle-même de la punition en appesantissant son bras sur les nations qui ne craignent de rejeter de leur sein les moyens de salut que Dieu et l'Eglise leur offrent ; encore quelques années , et l'on verra bientôt s'ouvrir pour ces peuples une période d'affaiblissement et de décadence qui aboutira à l'agonie la plus douloureuse , cl qui sera la justification la plus éloquente de l'Eglise , en attendant qu'elle étende sa niain bienfaisante au nom de Celui qui s'est nommé Résurrection et Vie.

Depuis trois siècles , l'Eglise a immensément travaillé pour se rendre terrible comme une armée rangée en bataille. Le Concile de Trente , agissant sous l'inspiration des Souverains Pontifes, a communiqué à la société chrétienne une force qui était destinée à la faire changer de face, partout où cette force serait appliquée. On est saisi d'une profonde admiration à la vue des travaux accomplis par les Papes qui ont, postérieurement au Concile de Trente , imprimé aux forces vitales de l'Eglise une direction aussi sage qu'elBcace. Le bullaire romain de ces derniers siècles sera un immortel témoignage du zèle des Souverains Pontifes à préparer l'Eglise aux combats du Seigneur, et à résoudre les questions les plus graves de son régime intérieur. Jamais époque n'a été aussi féconde en sages institutions ; la discipline du Concile de Trente a reçu les développements et les explications dont la nécessité a été reconnue par l'expérience ; on peut dire qu'à aucune époque de l'histoire on n'a vu des règles de conduite tracées d'une main aussi sûre pour toutes les églises. Le Saint-Siège a multiplié sa sollicitude à l'aide des Congrégations qu'il a instituées , et les services qu'elles ont rendus dans toutes les branches de la discipline sont incalculables. Malheur aux églises qui n'ont pas su profiter de ces moyens de salut ! réduites à l'état de poussière , le premier souille do la tempête les a emportées. L'état extérieur , la législation sacrée, tout a été emporté par le torrent , et la fui s'est trouvée comme perdue dans les cœurs , au point de demander de longues années avant de lui voir reprendre son empire. Nous voyons ,

au contraire , les autres pays battus par la même tempête , mais lui opposant une glorieuse résistance; le torrent ravage la surface du sol , mais la racine de la foi demeure intacte dans les masses ; les pertes de l'Eglise sont beaucoup moins cruelles , et il faudra bien moins de temps pour la reconstruction de rédifice. C'est ainsi que l'Eglise est justifiée par ses désastres comme par ses triomphes.

Le moment est venu de profiter de l'expérience et des malheurs du passé. La mission principale des conciles provinciaux est de remplir les lacunes assez nombreuses qu'il est facile de remarquer dans les diverses branches de la législation sacrée ; il leur appartient de promouvoir l'observation de tout ce qui , dans les constitutions ponliiicales , ne trouve pas un obstacle réel dans la force des choses et dans les difficultés des temps. Personne ne contestera que cette action réparatrice ne soit le caractère principal des conciles provinciaux qui viennent de se rouvrir après une interruption de plusieurs siècles.

Il y a peu de temps qu'ils sont rouverts , et l'on peut déjà constater une foule de résultats heureux qu'ils ont produits. La considération de ces résultats nous explique l'insistance que le Saint-Siège a mise dans ces derniers temps à recommander la célébration des conciles provinciaux et des synodes diocésains. Nous avons eu sous les yeux un grand nombre de lettres écrites depuis trente ans au nom du Saint-Siège à des évêques d'Allemagne à l'occasion de leurs relations de statu Ecclesice; or , nous n'avons pas souvenance d'avoir rencontré une seule de ces lettres où la tenue des Conciles et des Synodes ne fut vivement inculquée , dès que des circonstances favorables se présenteraient (1). Ce que nous venons de dire , il nous serait facile de le prouver par une multitude de citations ; qu'il nous suffise de citer ici quelques fragments de ces lettres. Nous voyous la S. C. déclarer que ce n'est pas sans uu grave détriment pour la dignité sacerdotale et pour l'autorité ecclésiastique que la convocation des synodes a été empêchée de nos jours : lîcsc

(I) La haute sagesse du St. Siège sait toujours tenir compte des circonstances de temps , de Ueu , etc., où les Evoques se trouvent. Nous croyons même savoir que dans ces derniers temps , et à raison des circonstances , le S. Père n'a pas seulement accordé sans difficulté la disjjense de convoquer des synodes diocésains; mais qu'il l'a même déconseillé à certains Evêques. C'est ainsi , et pour des motifs analogues, que naguère le chef de l'Eglise n'a pas permis aux Evêques français de tenir un concile national. (Voir la lettre des Evêques français et le Bref du Souverain Pontife , à la Ou de ce volume.) Il est même à remarquer que les Evêques français , dans leur Requête , parlent de convoquer des conciles provinciaux et des synodes diocésains et que le Saint-Père dans sa réponse , tout en les engageant vivement de convoquer des conciles provinciaux, ne dit pas un seul mot des synodes diocésains.

{Note de ledit. Belge.)

— 80A — hisce tcmporilnis ahsque sacerdotalis diyniiatis et eccïcsiasticœ auctoritatis delrimcnto comocari non posse tecttm quam maxime dolet S. C. Nous lisons dans une autre réponse : Qnod Hjilur tamdiu intermissn lantopere a sacris cnnonihus incukata consneîndo habcndœ siinodi diœcesunœ nunquam revocata (d) Amp. tua fucrit , kl eo factnm non duhitnt S. C. qnod ralione rerum ac tempornm fieri non poUierit. Cetenim mirum quantum id ci sit in optatis. Intérim tomen gaudet qnod egisli , ne qnid detrimenti , tanlo déficiente prœsidio ccclesiasticœ disciplina' , diœcesis caperit. L'archevêque de Prague , dans la relation qu'il présenta en 1843, exposa que le concile provincial n'avait pas été célé])ré depuis l'année 1603 ; que depuis celte époque on n'avait pas trouvé le moyen de le tenir; qu'on n'en voyait pas trop la nécessité puisqu'on est instruit des besoins du clergé et du peuple par les relations annuelles des vicaires forains et par la visite canonique du diocèse. Le prélat ajoutait que dans les affaires graves il ne manquait pas de conférer avec les évéques suffragants. (( Synodus diœcesana scu potius provincialis ultima vice Pragae anno JCOo sub archiepiscopo Higneo de Rcrka celebrata est , cujus décréta plerumque effatis Goncilii Tridentini innitentia fundauientum sunt praxis ecclesiastics; in Bohemia vigentis. Inde ab hoc tenipore nulla ansa concilio celebrando in Bohemia data est , nec ejusdem celebrandi tanta urgetur nécessitas , cum de indigentiis cleri et populi jam per vicariorum annuas relationes , jam per proprias archidiœcesis visitationes cerîior fiani , et sic, si qua opus est , medelara illico ferre possim. Simili modo etiam in rcliquis Bohemiœ; diœcesibus res se habet. Nec minus gratus fateor , episcopos provincire , quibus ego qua }.Ietropolita prcesum , eos esse , ut in negotiis ecclesia; gravioris momenti communi mecum consilio agant. » La S. C. ne jugea pas que ces raisons fussent suffisantes pour permettre de se dispenser de la tenue du synode ; et dans sa réponse , après avoir donné au zèle du prélat les éloges mérités, elle ajoute : Attamen probe noscit AmpUtiido Tua , hœc omnia tam sancta et salutaria alacrius perfici , et firmius consisterez ubi synodalibus legibus solidantur. Quare Rmi. Paires cupcrent , ut synodus diœcesana tamdiu intcrmissa , et tantopere a sacris canonibus inculcata, iteruminstauretur. L'archevêque de Salzbourg manifeste 1^ vif désir qu'il éprouve de convoquer son concile provincial : « Verum nec provincialem synodum hucusque contigit celebrare , licet id pro adstringendo hierarchia; vinculo , et capiendo communi in rébus gravissimis consilio mihi in votis fuisset. Persuasum autem habeo , episcopos comprovinciales ad levissimum Sedis Aposlolicae nuîum convolaturos , et constitutioni Tridentina; de agendis ejus conventibus salisfacturos esse. » — Nous ne croyons pas devoir multiplier nos citations. Celles qui précèdent , tout en faisant connaître l'intenfion expresse du Saint-Siège relativement à l'utilité qu'offre de nos jours la convocation

— SOo — des conciles et des synodes, peuvent servir aussi à expliquèi* radmiraliîe mouvement qui s'est produit en Allemagne , lorsque le jour de la délivrance est arrivé. -j^»-i> "' Le concile provincial a pour conséquence légitime le synode diocésain où ses décrets sont promulgués pour chacun des diocèses de la province. Outre les statuts qu'on y publie , et les causes judiciaires qui peuvent s'y décider, c'est là qu'on choisit les témoins et les juges synodaux, ainsi que les examinateurs des candidats qui concourent pour les églises paroissiales.

Il existe divers préjugés en matière de concours. Nous croyons devoir les expédier avant de commencer de traiter sérieusement cette question très-grave. Nous ne pourrons en parler aujourd'hui que très-brièvement, attendu que les considérations générales et les conciles provinciaux nous ont entraîné beaucoup au-delà de nos prévisions. ib un

Un préjugé assez ordinaire consiste à croire que le concours^ 'wc concerne que la capacité scientifique des candidats , que ce n'est qu'un combat de paroles, un vain étalage d'une science qui est loin d'être la seule condition , ni même la condition principale lorsqu'il s'agit du ministère paroissial et du régime des âmes. Nos lecteurs n'auront quJà se souvenir de ce que contient sur ce point le travail que nous avons publié le 14 juillet dernier, pour se convaincre que le concours pour les paroisses doit avoir pour objet les connaissances et l'instruction des candidats, mais avant tout, les qualités morales et l'aptitude spécialement requise pour le bon gouvernement de la paroisse qu'il s'agit de conférer. Le décret du Concile de Trente recommande aux examinateurs de rechercher avec soin les qualités morales, l'âge et la prudence des candidats. Les décisions postérieures au concile ont statué que le concours est nul toutes les fois que les examinateurs ne volent que sur les connaissances des candidats , et s'en remettent aux informations du prélat pour ce qui concerne les qualités morales. Nous avons vu ce qui est prescrit par la constitution de Benoît XIV à 1 égard des documents que les candidats doivent présenter au moment de leur inscription , ainsi qu'à l'égard de la note du sommaire que le chancelier remet aux examinateurs le jour même de l'examen. > ;!

Une autre erreur serait de regarder l'institution des concours corïime n'ayant pas de précédents dans la tradition. Si le Concile de Trentii établît une forme nouvelle , il ne fit que se conformer à l'ancienne discipline qui exigeait que la collation des charges ecclésiastiques se fît pur l'ordinaire avec l'avis préalable du clergé. La tradition en apporte milb' preuves qui ont été recueillies en partie par ïhomassin, part. 2. lib. 1. cap. 32. et seqq. Comme les fonctions ecclésiastiques étaient autrefois annexées aux ordres, tout ce que les Pères disent des examens et de

— S06 — l'approbation des ordinands s'applique évidemment à la collation des charges et des ministères. Ut episcopus sine consilio clericorum snorum clericos non ordinet , dit iin concile de Cartilage. Un des chefs d'accusation contre S. Jean Chrysoslome fut qu'on lui imputa d'avoir fait des ordinations sans le conseil de son clergé. On peut voir dans Thomassin la célèbre lettre de S. Basile à ses chorévèques; et longtemps après, la décrétale d'Alexandre îll au patriarche de Jérusalem. Si le Concile de Trente laissa i'évêque maître des ordinations en lui prescrivant seulement de se servir du conseil de quelques personnages prudents choisis , par lui, il voulut en même temps que les paroisses ne fussent conférées qu'à des sujets approuvés par des examinateurs élus en synode à la majorité des voix par le clergé du diocèse. Nous n'avons pas remarqué dans l'histoire de Pallavicin que le décret sur le concours ait donné lieu à des réclamations , qu'il ait été un objet de discussion dans le sein du Concile : tout semble indiquer qu'il réunit l'assentiment général. Depuis lors le Saint-Siège a manifesté suffisamment son intention formelle en publiant, dans les moments opportuns, des déci-ets et des constitutions sur la matière des concours. Nous avons la bulle de Saint Pie Y, qui casse et annule toute collation des paroisses faite autrement que selon le décret du Concile , et qui introduit le remède de l'appel contre les mauvais choix parmi les candidats approuvés en concours. Nous avons plusieurs encycliques , et enfin la constitution de Benoît XIV qui a donné la dernière forme à cette discipline.

Il serait difficile de trouver des décrets du Concile de Trente qui aient été observés aussi généralement que le décret sur les concours. Saint Charles Borromée le fit observer dans la province de iMilan. Le témoigtiage de Barbosa {de Paroch. lib. I. cap. 2) fait connaître la pratique du Portugal et de l'Espagne. Pour ce qui concerne l'Allemagne, nous aurons l'occasion de citer Pteiffenstuel et Engel. Van Espen , part. 2. tit. 22. Juris Ecoles, univers, fait foi de l'usage de la Belgique. Quanta la France , les Conciles provinciaux tenus après le Concile de Trente prescrivirent l'observation des concours; ainsi, le Concile de Piouen en lo8J , tit. de Episcopi officio, nura. 26; le Concile de Bordeaux en 1583, chap. 22; le Concile de Tours de la même année, chap. 4; le Concile d'Aix : « Volumus nuUum deinceps ecclesiœ regenda; pra;ficieadura, nisiqui prœvio examine per concursum juxta formam a sacris canonibus et Pii V conslitutione prœscriptam , huic oneri par, et magis idoneus inventus et elcclus fueril. » Ce que nous venons de ; dire- estw emprunté à l'histoire de Noël Alexandre. V\\w "ns?.o(\ot«

Un autre préjiigé en matière de concours, c'est l'édit public convoquant tous ceux qui veulent se faire examiner comme se jugeant aptes à régir la paroisse qu'il s'agit de conférer. S'il faut en croire Van Espen

— S07 — ub supra, num. o, plusieurs Pères du Concile s'opposèrent à la forme de 1 éilif, parce que c'était là évidemment donner publiquement essor à l'ambition; que les anciens Pères voulaient qu'on ne donnât les églises qu'à ceux qui les refusaient, et qu'ici les ecclésiastiques pourraient s'efforcer de les avoir, et professer publiquement qu'ils s'en croyaient dignes.

Cependant, il faut reconnaître que ce n'est pas sans de graves raisons que le Concile a autorisé la publication de l'édit. Le Concile ne peut pas avoir eu la pensée d'enfreindre ou de blesser les règles de vocation' légitime prescrites par les Pères; il a voulu laisser dans toute sa force! la règle de l'Apôtre, que personne ne prend cet honneur, mais celui-làseulement qui est appelé de Dieu. Il connaissait parfaitement ce mot de Saint Thomas : Si aliquis pro se rogat , ut obtineat cumm animarum ,• ex ipsa prœsumplione redditur iiulignus. Saint Charles Borromée, qui était nourri de ces enseignements de la tradition, présidait aux travauxdu Concile à l'époque où le décret sur les concours fut porté. Ce qu'il ■ prescrivit dans un de ses conciles provinciaux prouve qu'il ne redoutait pas les édits publics et la convocation de tous les candidats qui veulent; se présenter à l'examen : « Quia Sacrum Tridentinum Concilium ad ) provinciales Syuodos illam cognitionem rejicit, an expédiât, ut ii qui i pmeficiendi sunt parochiaîibus ecclesiis ad examen vocandi sint peru edicîum, re diligenter considerata statuimus, ut cum primum episcopuB ;

parochialem ecclesiam vacare cogr.overit ad cathedralis, et vacantis

ecclesiie januam publicum edictum propositum esse jubeat; quo

omnes iavitentur qui volent examiuari vel alios examinandos nomi-

nare » Dans d'autres conciles provinciaux, Saint Charles trace ■

longuement les règles à suivre dans la tenue dos concours. Nous trou- : vous dans les Acte^ de lEglise de Milan la formule de ledit public que '' Saint Charles publiait pour le concours; on y lit ce qui suit : « Quare ^ omnes et singulos qui vel examinari, vel alios examinandos nominare voluerint.... ad cancellarium nostrai ecclesioe Mediolanensis, qui noniina ' describat, convenire... i- Dans le certificat de lexamcn et de l'approba-tion, lequel se trouve aussi dans les méraes Actes, part. 8. pag. 1508 édit. Lugdunen., on lit encore : k Cumqne occasione vocationis hnjusmodi per publica edicta vocati sint qui examinari vellent, juxta formam

Sacrosancti Concilii Tridenlini » Les instructions de la chancellerie,

rédigées par Saint Charles, recommandent au chancelier, entre autres choses, de noter sur le livre des provisions par examen, diem et loca jnopositi edicli (Actor. part. pag. 585). Nous n'avons à nous occuper ici que de ce qui concerne la publication de l'édit : nous aurons l'occasion de rapporter ce qu'on trouve encore dans les actes de Saint Charles sur '!• la même matière des concours. ûoj »o jigu c i» up jccii*i»4 ai. agOi u

— §08 — On voit que Saint Charles ne redoutait pas l'édit public ; il ne craignait pas que cette convocation publique donnât lieu à des inconvénients. C'est qu'en eflet la pratique contraire pourrait occasionner des inconvénients encore plus sérieux. Van Espen discute assez longuement la j question , et présente plusieurs des raisons pour lesquelles il croit qu'on a adopté généralement la forme de l'édit public : îdeo hœc posterior forma a Synodo Tridentino proposita ubique passiin recepta est (loc. citât.

num. 14). ■

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