‹ Correspondance de RomeChapitre 68 sur 97 · AT · texte numérisé non relu

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o8" Le vénérable Nicolas Molinarî , capucin , cvêque de Scaiea el ensuite de Bovino. Les procès lanl apostoliques qu'ordinaires ont été. approuvés le 27 septembre 1842. La commission d'introduction de la «ause fut signée le 12 novembre 1831.

39° Le vénérable Benoit Passionei rf'fVWjio, capucin, missionnaire apostolique. Un décret du 27 février 18i7 a déclaré qu'il constait de la validité de procès lanl apostoliques qu'ordinaires , et du légitime examen des témoins. C'est le dernier degré avant la déolaralioa de l'hérojcité des vertus. Le procès apostolique fait à Fossombrone touchant la réputation de sainteté, les vertus et les miracles en général, fut approuvé le 27 août 1836.

40" Le vénérable .4 «(/ce de Burgr/a , capucin. La validité du procès apostolique fait à Palerme touchant la réputation de sainteté en général a été déclarée le 7 septembre 1844. La cause fut introduite le 21 août

41" Le vénérable Félix de Nicosia , laïque capucin. Un décret du 7 décembre 1844 a approuvé le procès fait par autorité apostolique dans le diocèse de Nicosia en Sicile sur la réputation de sainteté en général. La commission d'introduction de la cause fut signée le 17 novembre

42° Saint Jean-Joseph delà Croix, franciscain de la réforme de Saint Pierre d'Alcantara. La canonisation a eu lieu le 26 mai 1859. C'est le 29 septembre 1824 que Léon XII décréta qu'on pouvait procéder sûrement à la canonisation. Deux miracles survenus après la béatification furent approuvés le 20 mai 1818.

43° Le bienheureux Léonard de Port-Maurice , franciscain de Saint Pierre d'Alcantara, missionnaire apostolique. Un décret du 12 mars 1836 déclara qu'il constait de la validité des procès faits dans Rome par autorité apostolique sur les miracles survenus après la béatification, ï-n miracle du troisième genre a été approuvé le 17 mars 1838, après les trois consultations d'usage.

44° Le vénérable Gilles de Saint-Joseph, franciscain de Saint Pierre d'Alcantara, laïque. La commission d'introduction de la cause a été signée le 20 décembre 18-44. Un décret du 14 juin 1845 a confirmé la sentence du juge délégué par l'archevêque de Naples sur le non-culfe et sur l'observation des décrets d'Urbain VIII.

45° Le vénérable François de Saint Antoine, tertiaire franciscain de la réforme de Saint Pierre d'Alcantara. Il passa sa vie à faire la quête, e! à remplir les derniers offices du couvent. Il mourut à la fin de l'année 1764, après une douloureuse maladie. Un décret du 5 avril 1797 prescrivit l'envoi des lettres rémissoriales à Tévéque d'Aversana pour faire le procès sur les vertus et les miracles en particulier. Le 25 avril 1816,

i)n ordonna i'oiiverture du procès fait à Aversana louchaul la rcptilation de sainteté en général. Ce procès fut approuvé ie 7 septembre de la même année. Un décret du 22 septembre 1827 approuva les pro' ces faits tant par autorité apostolique que par autorité ordinaire sur la réputation de sainteté, sur les vertus et sur les miracles en particulier. Le premier examen des vertus eut lieu le 27 juillet 1830, devant le cardinal Zurla, rapporteur de la cause. Le second se fit le 26 février 183.1. La congrégation générale se tint devant Grégoire XVi, le 16 septembre 1831. L'héroicité des vertus a été déclarée Tannée suivante, le dimanclK' dans loctave de TÂscension.

46° Sainte Véroiiique Juliaui , religieuse capucine, abbesse du monastère de Tiferao. Elle a été canonisée solennellement dans la basilique Vaticane le 26 mai 1839. Son office n'est pas universel. I! est dans le Propre de Rome sous la date du 27 juillet. La reprise de la cause, après la béatification fut signée en 1819. Deux miracles furent approuvé?; par Léon XII le 30 novembre 1828. Le jeudi après la Pentecôte de 1831, (irégoire XVI décréta tuto proccdi pos&e ad canonhalioncm.

47" La bienheureuse Marie-Françohe des Cinq Plaies , tertiaire IVan- ( iscaine de la réforme de Saint Pierre dAlcantara. Un décret du 20 avril 1840 a déclaré qu'on p.ouvait procéder sûrement à la béatification. Cette sainte fille ne pouvant être reçue dans un monastère, prit Ihal/il de tertiaire, et se sanctifia dans le monde en supportant avec une patience admirable les maladies ainsi que les privations de la pauvreté, et en se consacrant à la prière ainsi qu'à des œuvres de charité. Les lettres rémissoriales pour les procès sur la réputation de sainteté en général furent transmises à l'archevêque de Xaples le 9 avril 1816. La révision des écrits ne donna lieu à aucun doute. Les procès tant apostoliques qu'ordinaires furent approuvés le 11 mars 1820. L'héroicité des vertus fut décrétée le 7 février 1852. Deux miracles furent approuvés le 29 décembre 1839.

48" La bienheureuse Baplisîe Varani, darisse. Le culte immémorial a été confirmé le 18 lévrier 1843. Elle vécut au quinzième siècle. Issu<' d'une famille noble de Camérino, elle méprisa dès sa jeunesse les vanités du monde. Entrée chez les clarisses d'Urbino, elle retrun-na bientôt à Camérino sur linvitalion de son père pour fonder un monastère. Elle fut un exemple vivant de toutes les vertus. On a d'elle quelques opuscules de piété. Elle mourut en 1524, à l'âge de 63 ans. Les habitants de Camérino et les populations voisines la proclamèrent iiicnheureuse aussitôt après sa mort; iis implorèrent son patronage dans les calamités. Son corps, exhumé trente-trois ans plus tard, fut retrouvé intact. Son culte se perpétua au vu et su des archevêques ; les neveux d'I rbain VllI vénérèrent les rclir.iics en compagnie de l'archevêque

Ki'.iilc Altieri, élevé ensuite à la Papauté sous le nom de Ciénion! X: Saint Philippe de Néry et saint Alphonse de Liguori lui ont donîi»^. le titre de bienheureuse. Tous les écrivains la désignent sous le nieiue litre. ■ **^

49» La bienheureuse Marguerite Colontic, clarisse. Son culte à'^'èUê approuvé par décret du 11 septembre 1847. Elle fut la tutrice de ses deux frères, Jean et Jacques Colonne. Après avoir refusé un riche mcV liage, elle s'enfuit au milieu d'un mont près de Palestrine pour y gar-der la virginité et la vie solitaire. Elle prit le sac et le cilice, et résistant à toutes les instances qu'on lui fit pour la faire rentrer dans le monde, elle vécut dans la prière et le jeûne jusqu'à ce qu'elle entrât dans une maison régulière de clarisses. Venue à Rome avec son frère le cardinal Jacques Colonne pour y vénérer le tombeau des apôtres, elle ne voulut pas habiter la maison paternelle. Elle se plaça dans une pauvre maison avec une pieuse femme. Son exemple porta un grand nombre de jeunes personnes appartenant surtout aux familles nobles à embrasser le même ■ genre de vie. Elle retourna avec elles h sa montagne de Palestrine ; elle les forma aux vertus religieuses , et passa le reste de sa vie dans cette retraite, où elle sut encore secourir les pauvres et distribuer tout ce . qu'elle avait reçu de sa famille. Elle mourut le 30 décembre 1284 après sept ans d'une douloureuse maladie. Son décès fut suivi de plusieurs miracles. Le cardinal Jacques Colonne obtint d'Honorius IV de transporter à Rome les restes de sa sœur ainsi que son couvent de religieuses, q<ii furent placées à la maison de saint Sylvestre-in-Capite. Elle fnt toujours désignée sous le titre de bienheureuse. Ses reliques étaient exposées à la vénération juiblique à l'époque de Martin V. Elles furent reconnues par des visiteurs qu'Urbain VIII députa. Le culte a été confirmé sur la demande des religieuses de saint Sylvestre.

aO" La bienheureuse Louise de Savoie, veuve, franciscaine de la réforme de sainte Colette. Le culte immémorial a été confirmé le 3 août 1859 sur la demande du roi Charles-Albert. Fille d'Amédée VIII ei de Violante, fille de Charles Vil de France, elle fui élevée par sa mère dans la vertu et la piété. Louis XI, son tuteur, la fit marier au prince d'Orbe. Elle sanctifia son état par la piété, les œuvres de miséricorde, les largesses envers les églises. Son mari l'ayant laissée sans enfants après onze ans de mariage, elle se retira au monastère d'Orbe sous la discipline rigoureuse de sainte Colette dont elle portait l'habit depuis plusieurs années. Elle passa le resle de sa vie dans la pratique de l'obéis- i sance et de l'humilité, et mourut en iriOô , h l'âge de 40 ans. I^a mort n jxaltérapas ses traits. Sa cellule et les objets qu'elle avait touchés avant son trépas exhalèrent une odeur suave. Les pauvres de toutes les villes voisines accoururent à ses funérailles. Proclamée bienheureuse par la

voix publique , son nom fut inséré dans le martyrologe de Tordre. Se reliques lurent transportées à Nozeray au seizième siècle ; elles échappèrent par là à la fureur des calvinistes,

31° La bienheureuse Ant07iia de Florence, Clarisse. Un décret du 11 septembre 1847 a approuvé le culte immémorial qui lui a été rendu. Elle vécut au commencement du quinzième siècle. Restée veuve à la fleur de 1 âge, elle entra chez les tertiaires de saint Onufre. Ses vertus et ses qualités la firent envoyer à la maison-mère à Foligno. Elle se rendit ensuite à Aquila pour fonder une nouvelle maison qu'elle régit saintement pendant quatorze ans. Elle reprit la règle primitive de sainte Claire d'après le conseil de saint Jean Capistran et rautorisalion du Pape Nicolas Y. Elle observa une abstinence perpétuelle. Sa patience éclata dans le support d'une maladie douloureuse dont personne n'eut jamais connaissance qu'après sou décès. Elle mourut le ;28 février 1472, âgée de 71 ans. L'enquête ordinaire contient toutes les preuves du culte public décerné sans interruption jusqu'à nos jours.

52" La bienheureuse Pau'e Gambara, comlesse Costa, tertiaire franciscaine. Le culte immémorial a été confirmé par décret du 14 juin .,1843. Elevée vertueusement par sa famille, elle fut mariée au comte Louis Costa. Les conseils du B. Ange de Clausen, franciscain, la détachèrent des vanités du monde. Elle se consacra entièrement à la piété çjt aux œuvres de charité. Elle eut à soufl'rir de douloureux chagrins de famille. Un couvent de l'ordre de saint François fut achevé par elle à Garda. Elle portail Ihabil du tiers-ordre. Après sa mort, qui j^rriva en 1503, la voix publique la proclama bienheureuse. Son corps .e^t encore flexible et palpable. On a peint ses images entourées d'aul'éoles. Des indulgences ont été accordées pour sa fête. Son nom est dans le martyrologe de l'ordre. Les populations l'on invoquée en temps de peste. On voit assez souvent célébrer des neuvaines en son honneur. 53° La vénérable Anyèk-Marie Astorch , religieuse capucine. L'héroïcité des vertus vient d'être proclamée le 29 septembre dernier.

54° La vénérable Claire-Isabelle Gherzi, Clarisse, abbesse du monastère de la Trinité à Gubbio. La commission d'introduction de la cause fut signée le 25 septembre 1821. La sentence sur le non-culte fut rendue le 27 mars 1824. Les écrits et les lettres ayant été révisés , un décret du 16 décembre déclara qu'on pouvait passer outre. Le procès apostolique sur la réputation de sainteté en général fut approuvé le 18 juillet 1859. Enfin, un décret du 6 septembre 1834 a approuvé les procès dressés tant par autorité apostolique que par autorité ordinaire.

55° La vénérable C/«/re-/sflte//t'forHfln', franciscaine. Cette cause a suivi la même marche que la précédente. Elle fut introduite le 6 octobre 1837. Le décret sur le non-culte est du 19 mai 1838. C'est le il avril 1840

480 — que fut approuvée la sentence sur la réputation de sainteté en généra!. Les procès tant apostoliques qu'ordinaires ont été approuvés le 16 septembre i8-45.

56" La vénérable Lilia Marin du S. Crucifix, tertiaire franciscaine , fondatrice du monastère de l'Assomption à Viterbe et de quatre autres maisons. Un décret du 14 mars 1820 a prononcé sur la validité du procès apostolique fait à Viterbe touchant la réputation de sainteté, les vertus et les miracles en général.

57° La vénérable Marie Cruâijîée SateUico , dsirhse. Les procès tant apostoliques qu'ordinaires faits dans le diocèse de Sinigallia ont été approuvés le 26 mai 1826.

58° La vénérable Florida Cevoli, capucine. Elle fut élevée par sainte Véronique Juliani dans le monastère de Tiferne. L'enquête ordinaiie sur la réputation de sainteté en général fut faite en 1827. La commission d'introduction de la cause a été signée le 1" juin 1858.

59° La vénérable Marie Crucifiée des Plaies de N. S. J.-C, tertiaire de Tordre de Saint Pierre d'Alcantara. Elle est morte le 16 décembre 1825 en grande réputation de sainteté. Après l'enquête ordinaire par l'archevêque de Naples, la commission d'introduction de la cause a été signée le 26 juillet 1848, moyennant dispense préalable du non-laps de dix aiii après l'enquête ordinaire.

60° Le B. Evangéliste, de l'ordre des ermites de saint Augustin. Le culte immémorial a été approuvé par décret du 23 septembre 18.17. >'é à Vérone d'une famille noble, il illustra par sa sainteté l'ordre de saint Augustin au douzième siècle. Il pratiqua l'abstinence la plus rigide; il passait des nuits entières en prières. A.verti surnaturellement de sa mort imminente tandis qu'il récitait l'office du chœur, il se mit à genoux et il expira paisiblement en présence de ses frères. Ses restes furent transportés à Vérone dans l'église sainte Euphémie ; on a son nom dans le martyrologe; son office a été célébré avec l'approbation des évêques.

60° bis. Le B. Peregrino, des ermites de saint Augustin. Le culte a été confirmé le 23 septembre 1837. Il fut le compagnon du précédent. Comme lui, il naquit à Vérone ; il parvint à une haute sainteté. Comme lui, il fut averti de l'imminence de son trépas, mais la tradition porte que ce fut une apparition de son ami, décédé avant lui, qui lui en donna avis. Son corps fut transporté dans la même église sainte Euphémie , et réuni à celui de son ami.

61° Le B. Pierre de Gnhbio, des ermites de saint Augustin. Un décret du 27 février 1847 a confirmé le culte immémorial. Il vécut au treizième siècle. Il s'appliqua à l'étude du droit, d'abord à Pérouse, puis à Paris. II acquit une grande réputation comme professeur. Selon lui , personne

no. devait être élevé à la magistrature s'ii ne faisait profession d'observer les lois divines. Rempli dliumauité à l'égard des pauvres et des orphelins, il employait ses connaissances de barreau à les secourir. De retour en Italie, il se retira dans la solitude; il se mit à observer la règle de saint Augustin, et finit par entrer dans Tordre. Il fut appliqué à renseignement et à l'éducation. Il fut élu provincial en France. 11 fonda plusieurs maisons. Il gouverna avec prudence et zèle. Elevé au généralat do l'ordre , il visitait nu pieds les maisons. Il ne laissa pas de mener univie toute de pénitence, de prière, de charité envers les pauvres. H mourut à Gubbio en 1306. Placé d'abord dans le sépulcre commun, sou corps fut déposé à l'autel de la Samaritaine. Il fut élevé une seconde fois en 1666.

62° Le B. Simon de Todi, des ermites de saint Augustin. Le culte perpétuel a été confirmé par décret du 13 mars 1833. Les écrivains parlent de ses vastes connaissances et de sa capacité. Théologien et prédicateur illustre , il travailla à éteindre les haines allumées par les guerres des Guelfes et des Gibelins. Accusé faussement de plusieurs crimes , il ne voulut pas se justifier. Il mourut le 20 avril 1322 , préchant le carême à Bologne. Le concours des populations à son tombeau n'a jamais cessé. Sa fête a toujours été célébrée le 20 avril.

63" Le B. Simon de Cassia , des ermites de saint Augustin. Né de la noble famille Fidati , dans l'Ombrie , il reçut de ses parents l'éducation chrétienno et les premiers éléments des sciences du B. Ange Claredi de Gingoli, franciscain. Entré dans l'ordre et appliqué à la prédication, son talent et ses vertus obtinrent de grands succès dans la conversion des âmes. Saint Paul et saint Augustin furent ses maîtres de prédilection dans ses sermons et dans ses écrits. Il foniki plusieurs monastères de femmes. Il rétablit la paix à Florence. Animé d'une pieuse dévotion à la Sainte Vierge , il mourut le jour de la Purification 1548, à Tàge de 70 ans. En 1679, la S. G. des Ilites permit de déposer son corps dans la chapelle publique. Il était gardé dans la custode du couvent. Le culte immémorial a été approuvé le 7 août 1833.

6-4" Le B. Jean de Rieti, des ermites de saint Augustin. Célèbre par son humilité sa modestie, sa ferveur, sa piété; il mourut le l'^'" août 1343. Son culte s'est continué jusqu'à nos jours. Il a été approuvé par décret du 7 avril 1832. Nous n'avons pas besoin d'ajouter que pour lui comme pour tous les autres saints personnages mentionnés ici , les preuves les plus convaincantes établissent le culte public non-interrompu.

6o° Les B. Pierre Bechel et Jean Becket, des ermites de saint Augustin. La famille de saint Thomas de Gantorbéry émigra à Rome; elle se fixa "5 Fabriano sous le Pontifical d'Innocent III. Elle fournit à l'Eglise deux saints personnages. Après sa profession , Pierre Becket s'adonna à la

piédicalion. Doué d'un attrait spécial pour la vie contemplative , il demanda la solitude où il médita la Passion du Sauveur. Il visita la Palestine en 1393, avec l'autorisation de Bonit'ace IX. De retour à Fahriano , il fit construire un sépulcre sur le modèle de celui de Jérusalem. Il acheva sa vie dans la pénitence et la prière , la méditation de Ja Passion. 11 mourut en 1421 ; sou corps fut placé , en 1363, à l'autel du. S. Sépulcre, où il se trouve de nos jours.

Jean Becket était plus jeune que son parent. Il fut, après sa profession, éàvoyé à Oxford. Il obtint en 1388 le second grade dans cette célèbre université. Deux ans après il fut reçu Magister. De retour en Italie , il prêcha avec les succès les plus abondants. Il régit plusieurs maisons de Tordre. Il aida son cousin à construire dans le désert de Fabriano le sépulcre semblable à celui de Jérusalem. C'est là que, libre de tout autre soin, il acheva pieusement ses jours dans la méditation des mystères de la Passion. Son corps fut élevé en 1565, et placé à l'autel du S. Sépulcre. Le culte de ces deux saints religieux a été confirmé.par, deux décrets rendus le 8 août 1833. '--,-C",K

66" Le B. Jacques de Pcsaro, des ermites de saint Augustin. Le culte immémorial a été confirmé le 23 septembre 1848.

67° La bienheureuse Lucie d'Améria, religieuse de l'ordre des ermites de saint Augustin. Elle fut sœur de Jean de Rieti. Lorsque son frère fut entré dans l'ordre , elle entra chez les tertiaires d'Amélia , et pratiqua d'une manière éminente toutes les vertus religieuses. Elle mourut en 1350, sept ans après son frère. Son corps , élevé plusieurs années j)lus tard, fut trouvé intact ; il fut placé à l'autel de sainte Monique. L'anniversaire de sa mort a toujours été célébré avec la plus grande solennité. Le culte a été confirmé le 28 avril 1832.

68" La bienheureuse Christine de Yicecomîte , tertiaire de l'ordre de saint Augustin. Elle fut d'une famille noble de Milan. Dès sa jeunesse , elle n'eut que du mépris pour les vanités du monde ; elle s'appliqua à la jjl'ière et à la pénitence. Son père voulant la marier , elle s'enfuit dans les bois avec une compagne. Afin de se mieux cacher, elle prit l'habit du liers-ordre de saint Augustin. Elle passa dix ans sans demeure stable ^. dans la vie anachorétique. Elle partit pour Rome, l'année du Jubilé 1430. Elle voulut aussi gagner à Assise l'indulgence de la Portioncule. Sa compagne étant morte d'une manière inopinée, elle se retira à Spolète chez une pieuse femme , et passa le reste de sa vie à soigner les pauvres et les malades de l'hôpital. Tous les vendredis, elle mangeait de l'absinthe et prenait un breuvage mêlé de vinaigre. Elle se perça le pied avec un clou. Elle allait partir de nouveau pour Rome, pour y suivre les stations da carême, lorsqu'une fièvre lente la saisit. Elle mourut le 14 février 1458, après avoir reçu les sacreuieiUs de l'Eglise et avoir eu une apparition

-<io'-f.'. Le sènàt'^de^Spolèle do'i^na une pliasse pour ses ;^e§tcs;; il fit^iiaf: loîidalion en son honneur. Le culte a été confirmé le 6 septembre 1834.

69" La bienheureuse Chrisliue de Ciccnrelli , religieuse de Tordre de saint Augustin. Née à Luco, dans le royaume de Naples, elle fit sa profession religieuse dans le couvent de sainte Lucie , à Aquilée. Toutes les vertus éclatèrent en elle , surtout sa charité envers les pauvres et son humilité. Les extases, lesprit de prophétie et les miracles se lisent dans rhistoire de sa vie. Elle mourut ie 18 janvier lo-iô. Ses restes furent exposés à la vénération publique. Une chapelle lui a été dédiée ; sa fête a été célébrée chaque année ; ses reliques ont été transférées et distribuées ; les habitants de Luco font de fréquents pèlerinages à son tombeau. Le culte a été confirmé le 15 janvier 1841.

70" La bienheureuse Hélène d'Udine, de Tordre de saint Aucustin. Le <ulfe immémorial a été confirmé par décret du 23 septembre 1848.

71° La vénérable Joseph-Marie de S. Agnès , religieuse de Tordre de saint Augustin , en Espagne. L'héroicité des vertus a été déclarée ^Mç décret du 19 janvier 1838. , ,-

{La snile a un prochain numéro.)

QUESTIONS CANONIQUES

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