‹ Correspondance de Rubens et documents épistolaires concernant sa vie et ses œuvresChapitre 59 sur 104 · LE SECRÉTAIRE LORD DORCHESTER A SIR F, COTTINGTON · texte numérisé non relu

LE SECRÉTAIRE LORD DORCHESTER A SIR F, COTTINGTON

EXTRAIT Mon cher Seigneur.

Pour finir, je dois vous faire savoir que Rubens avant son départ rendit

21 [3i] mars i63o. visite à Joachimi (comme. Joachimi Ta raconté à Sa Majesté et à moi-même) et lui fit entendre que sa proposition (celle de Rubens) de conclure un armistice (qui, comme vous le savez, était le principal objet de sa mission auprès de Sa Majesté) provenait de nous, et que le traité de paix entre les deux Couronnes seules avait été proposé et désiré par Sa Majesté, qui souhaitait que les États des Pays-Bas traitassent séparément de leurs affaires.

Joachimi répondit qu'il ne pouvait croire que Sa Majesté avait fait une proposition pareille, ou y aurait donné son consentement; et quand même il l'aurait fait, les États n'étaient pas dispensés par là de leur convention avec Sa Majesté, qui leur défend de conclure quelque traité de ce genre sans son intervention.

En continuant l'entretien, Rubens dit à Joachimi que les États pouvaient faire la paix quand ils le voudraient et amener ainsi aux 17 provinces la paix et la tranquillité après une longue guerre. Joachimi répondit qu'il n'y avait qu'un moyen, qui était fort praticable dans le présent et qui consistait à chasser les Espagnols du pays. Rubens reconnut que c'était là la base de la pacification de Gand, mais que pareille paix était pire que la guerre. Il est difficile de dire quelle importance il faut attacher à ces propos, car Rubens a gagné parmi nous la réputation d'un homme trop honnête pour dire sciemment des contrevérités et Joachimi est une personne d'une sincérité éprouvée. C'est pourquoi, laissant aux hommes le soin de se mettre d'accord avec leur propre conscience, je dirai seulement à propos de cette affaire que l'expulsion des Espagnols de ces provinces est dans plus d'une bouche et je vous assure qu'en ce moment j'ai entre les mains un projet proposé à Sa Majesté dans ce but.

Je reste

(Dorchester).

DCLXIX BALTHASAR MORETUS A PIERRE LINSSELIUS. savriiiôso.

R^' in Christo Pater.

• . . Dnus Rubenus ex Angliâ redux de pace cuni Anglo plurimùm sperat.

Antverpiae, in officinà Plantinianâ 8 Aprilis i63o.

Archives du Musée Plantin-Moretus. Copie de lettres i628-i633, p. 94.

TRADUCTION, BALTHASAR MORETUS A PIERRE LINSSELIUS.

Révérend Père.

Rubans, qui est de retour d'Angleterre, a le meilleur espoir

concernant la paix avec les Anglais.

Anvers, Officine Plantinienne, 8 avril i63o.

DCLXX NOTE DE LA MAIN DE RUBENS. i63o.

Toccante la gemma Romana inscritta COCTPATOC mi duole in estremo il mancâ*^ délia testa perche mi persuade chella sia dun artificio sovrano in conformita di un Cameo divine chio gia di qualq. anni mi retrovo e cho salvato per la sua excellenza délia vendita al Ducca dl Buckingam che non contiene altro che la Testa de Ottaviano Augusto meta provetta biancha in fondo sardonio colla girlanda d alloro per

i63o. sardonia di gran rilievo et di un artificio tanto esquisito che non mi

ricordo d'haver visto il simile sin adesso et de dietro délia testa nel fondo e scritto, assai distinctâ*® cocTRATOr. questa e la gemma favorita fra quante mi capitarono giamai per le mani.

Le robbe del ducca de Buckingam sono ancora tutte in essere tanto le pitture quante le statue gemme e medaillie et il palazzo e mantenuto in ordine délia sua vedova come fu nella sua vita.

Bibliothèque Nationale de Paris. Manuscrits de Peiresc, Fr. 9532. Manuscrit ayant pour titre : Statues antiques et autres Geinmœ ou pierres gravées.

TRADUCTION

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