Marignt a Soufflot
Du 6 juillet 1764.
Monsieur, je comprends sans peine que les entrepreneurs des Gobelins et de la Savonnerie ont grand besoin d'argent, et je vois avec plaisir que vous n'avez pas plus oublié que moi votre louable coutume de les aider dans l'occasion. Vous pouvez leur annoncer que je leur enverrai incessamment un
(1) Cf. une lettre de Marigny au duc de Praslin du 6 juillet 1764 r « Les tapisseries des manufacture» livrées pour votre compte et pour « celui des Affaires Etrangères, depuis le 22 juillet 1759 jusqu'à ce jour, « montent à 204.662 livres 15 sols 10 deniers ; dans ce nombre, il enest « trois dont le Roi vous a fait présent ; la tenture qui vous a été fournie « le 28 juin 1761 est réduite à 53.040 livres 5 sols 3 deniers ; ainsi les « Affaires Etrangères n'auront à payer aux trésoriers des Bâtiments que « 25.708 livres 13 sols 6 deniers, compris la tenture que vous demandez a à échanger contre celle qui vous fut délivrée le 28 juin 1761, et les « deux nouvelles pièces des Mots de Vannée [Janvier et Février] que vous « comptez joindre aux cinq que vous destinez pour le dépôt des Affaires « Etrangères. » (Voir Fenaille, op. cit., vol. I, p. 360 et 361).
(2) Marigny lui avait écrit de Compiègne, la veille, en posl-scriptum : « Vous entendrez dire que le Roi est tombé de cheval à la chasse. Rien c n'est plus vrai, j'y étais ; il est revenu au château à cheval, La Marti- «c nière l'a vu tout de suite, ce n'est rien, mais rien absolument. Il « s'habille pour aller au salut. » (A. N. Ol 1252.)
secours de 12.000 livres à répartir entre eux, savoir 3.600 livres pour le sieur Audran, pareille somme pour le sieur Cosette, et les 4.800 livres restant à partager également entre le sieur Neilson et le sieur Duvivier ; à mesure qu'il me rentrera d'autres fonds, soit du côté de M. le duc de Praslin, soit d'ailleurs, je leur ferai éprouver combien je désire les tirer d'embarras et contribuer à leur bien-être.
Archives Nationales, Ox 1111.
Du 6 août 1764.
J'ai voulu connaître, Monsieur, par la compulsion des registres de mes bureaux ce qui est dû à chacun des entrepreneurs de vos manufactures pour me déterminer sur le soulagement qu'il m'est possible de leur procurer ; je n'ai pu parvenir À avoir cette connaissance, parce qu'aucun des mémoires de 1763 n'y sont encore fournis. Y aurait-il quelques raisons pour dispenser les entrepreneurs des manufactures de sa conformer à la règle prescrite par nombre de mes lettre?, pour les présentations des mémoires en tout genre pour le plus tard au mois d'avril de chaque année ? Informez-moi des raisons de ce retardement, et particulièrement pourquoi ceux de 1 762 n'ont été remis que quinze mois après la révolution de cette année. Ayez agréable, je vous prie, de vous faire fournir ces mémoires sans délais, et de signifier non seulement aux entrepreneurs des manufactures, mais à tous autres de votre département, que je n'entends en façon quelconque me relâcher de cette règle.
Archives Nationales, O1 1114.