Soufflot a Marigny
Paris, le 9 juillet 1765.
Monsieur, vous m'avez fait l'honneur de m'écrire pour que je vous misse au fait de l'affaire du sieur Dutrin, compagnon orfèvre aux Gobelins ; comme il ne m'en a pas parié je n'en
savais rien du tout ; je m'en suis informé à M. Belle, et tout ce qu'il en sait c'est qu'il lui a demandé un certificat de bonne conduite et de talent, et du temps qu'il y a qu'il y travaille ; il le lui a délivré ; j'ignore et lui aussi, Monsieur, ce qu'il veut en faire, et si c'est pour vous le faire présenter pour obtenir votre protection ; si je le vois je lui demanderai ses raisons. Il nous est mort hier deux ouvriers en tapisserie qui étaient infirmes, VEtourneau et Hiecman ; il vaquera une gratification et deux logements ; j'aurai l'honneur de vous proposer ceux qui pourront y succéder.