Soufflot a d'Angiviller
Paris, le 15 juillet 1775.
Monsieur, j'ai eu l'honneur de vous dire aux Gobelins que l'on demandait à acheter des vieilles portières qui ne sont plus propres qu'à être tendues les jours de Fête-Dieu, et d'autres qui ont été faites par des anciens ouvriers incapables de faire des ouvrages difficiles, et qui ont des fonds bleus semés de fleurs de lys avec le chiffre du Roi au milieu. Les unes ont coûté 165 livres Faune, les autres environ 193 livres ; je crois qu'on pourrait les donner à environ 100 livres les unes dans les autres, si on veut prendre à ce prix, au lieu de les laisser vieillirplus longtemps dans le magasin (1 ). Je pense,
en jour : en 1774, il y a vingt et une visites, entre autres « d'un milord « entre grande compagnie, de deux seigneurs étrangers, de plusieurs anglais de distinction, d'une très grande compagnie d'anglais, d'une com- « pagnie d'anglais et d'anglaises, » etc. — En 1775, il y aura vingt cinq visites, entre autres « d'un seigneur polonais, d'un amiral anglais, de « Monsieur l'envoyé du Maroc, de deux princes allemands, de deux sei- « gneurs étrangers, de milord duc de Linster, de plusieurs barons alle- « mands, d'une compagnie d'anglais et d'anglaises, d'un gentilhomme « de la clef d'or de M. l'archevêque de Malines, du prince de Lubomirski, « du secrétaire d'ambassade de l'Empire, de l'ambassadeur d'Angle- « terre, du comte de Burgos, etc. » (Arch. Nat. O1 2047).
(1) Ces vieilles portières, c'étaient huit portières basse lisse des Renommées, d'après Le Brun, faites en 1726 et 1727. Les autres, faites.de
Monsieur, que vous savez qu'il y a quelques années le Roi permit de vendre des tentures, suivant l'état qui en fut fait, à un rabais assez considérable; on en vendit alors quelques-unes; iln'yapaseu depuis de contre-ordre, ni pour laSavonnerienon plus. Je vous supplie, Monsieur, de me marquer si vous êtes dans la même intention que Messieurs vos prédécesseurs à cet égard, afin qu'on ne manque pas les ventes, par incertitude^ s'il se présentait des acheteurs (1). M.Neilson s'occupe fort de la teinture.
Archives Nationales, O1 2047.