‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 205 sur 224 · SOUFFLOT A D'AiNGlVILLKR · texte numérisé non relu

SOUFFLOT A D'AiNGlVILLKR

Paris, le 5 août 1775.

Suivant le contenu dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire au sujet des horlogers des Gobelins, j'ai pris de nouvelles informations sur les sieurs Menars et Gautier ; le premier a des talents très médiocres et ne ferait pas un bon élève ; le deuxième en a de suffisants, mais des inconduites fréquentes font qu'il réside peu à la manufacture où il n'a qu'un laboratoire, et s'il ne s'y rend pas plus assidu il ne sera pas dans le cas d'obtenir un certificat. Aubert y réside et y tient son ménage, il est excellent ouvrier et peut former un bon horloger ; maie il a de nouveau fait sentir par de bonnes raisons l'impossibilité de rien diminuer de sa demande. Elle n'est pas, Monsieur, extraordinaire, quoiqu'elle le paraisse vis-à-vis de celle de l'orfèvre, parce qu'à ce der-

1770 à 1774 pour occuper d'anoiens ouvriers, c'étaient huit portières basse lisse à fonds semés de fleurs de lys, avec, dans le milieu, le chiffre du Roi.

(1) Lettre approbative de d'Angiviller du 17 juillet. — Voir plus bas sa lettre du 21 décembre.

nier un apprenti peut être utile dès la fin de la première année, et chez l'autre une très grande partie du temps se passe à apprendre le métier à l'élève sans profit pour le maître. Aussi, Monsieur, dans le cas où un horloger de ville offrirait une condition plus avantageuse, l'enfant pourrait y faire son apprentissage de six ans, et ensuite gagner la maîtrise en restant six ans aux Gobelins. Si vous vouliez le mettre aussi dans l'orfèvrerie, le sieur Vergot qui a du talent s'en chargerait au prix proposé pour l'autre, et il les formerait tous deux Avec plaisir si cela vous était agréable (1).

Archives Nationales, O1 1554.

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