‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 206 sur 224 · Soufflot a d'Angiviller · texte numérisé non relu

Soufflot a d'Angiviller

Paris, le 6 septembre 1775.

Monsieur, le suppliant (2) est en eflet ancien ouvrier ; mais la pension qu'il demande étant une de celles qui sont réservées au grand mérite, et honorifiques, il serait peut-être plus convenable pour l'encouragement et les progrès des ouvriers de la donner au sieur Bessin ; c'est un ouvrier d'un mérite

(1) Belle, le 22 juillet 1779, demande «pour le nommé Laselle, un des meilleurs ouvriers faiseurs de boucles présentement à la mode qui approchent du bijou, de pouvoir prendre qualité de compagnon du sieur Vergot, orfèvre, pour gagner maîtrise ».

En 1781, il n'y a plus à la manufacture des Gobelins que deux orfèvres, Franchet, (qui a son principal atelier sur le Pont-aux-Changes), et Vittart. Le sieur Vittart, orfèvre, « a à son choix un compagnon et un second apprenti avec droit à maîtrise l'un et l'autre, à charge de former un élève sous condition des 430 livres accordées par Sa Majesté à chaque apprenti du Roi. »» (Lettre de Belle à Montucla du 23 décembre 1780, publiée dans Nouvelles archives de l'art français, op. cit.).

(2) Jean-Charles Daigue était déjà tapissier aux Gobelins en 1749 (Voir Scellés et inventaires d'artistes, publiés par J.-J. Guiffrey, dans Nouvelles Archives de Vart français, 2° série, t. IV, V et VI).

supérieur. Il n'a eu pour le premier portrait du feu Roi en pied que la gratification de 100 livres ; elle pourrait passer au nommé Simonet, âgé à peu près comme Daigue, qui était dans son temps bon officier de têtes et est infirme, et Daigue pourrait succéder à son frère qui est fort âgé pour la pension qu'il * de 200 livres.

Archives Nationales, O1 1554.

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