‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 5 sur 224 · Marignt a Soufflot · texte numérisé non relu

Marignt a Soufflot

A Versailles, le 12 février 1756.

Vous aurez agréable, Monsieur, de me faire savoir où en sont les ouvrages que ma sœur a commandés aux Gobelins (3). Informez-vous en et faites-le moi savoir le plus tôt qu'il sera possible.

Ayez agréable aussi d'ordonner à l'inspecteur des Gobelins de faire délivrer au garde-meuble les huit Portières de onze

des tapisseries de la manufacture des Gobelins depuis son origine jusqu'à nos jours, vol. III, p. 95.)

(1) En 1755, à la mort d'Oudry, Marigny avait présenté au Roi un rapport « suppliant S. M. de vouloir bien accorder au sieur Boucher l'inspection sur les ouvrages de la manufacture des Gobelins » ; elle avait été accordée à l'artiste par bon du roi du 27 mai. Antérieurement à cette date, Boucher avait déjà exécuté pour les Gobelins les deux grandes compositions : Le Lever et le Coucher du Soleil, et une série de vingt tableaux pour des fauteuils et des bergères destinés à Mme de Pompadour (Cf. lettre de Soufflot à Marigny du 17 mai 1756).

(2) Antoine Boizot était aux Gobelins « peintre du roi et de son aca- « demie royale de peinture pour y faire, d'après les tableaux, les traits « qui servaient aux ouvriers de haute lisse ».

(3) Pour meubler l'hôtel d'Evreux, faubourg Saint-Honoré, qu'elle avait acheté 730.000 livres en 1753, Mme de Pompadour avait commandé en 1755 aux Gobelins huit fauteuils, un écran et deux grands canapés de 14 pieds (Voir Fenaille, op. cit., vol. III, p. 384-388).

pieds de hauteur que le sieur Gozette vous a dit y être (1) ; à l'égard des quatre autres que le garde-meuble demande pour le service du Roi de huit pieds sept pouces, vous ordonnerez qu'on y porte celles qui sont chez M. d'Isle et qui appartiennent au Roi, au lieu de les faire reporter aux Gobelins, puisque vous les croyez de la grandeur convenable et qu'elles valent mieux, au sentiment dessieurs Cozette et Belle (2), quecelles de cette hauteur qui sont aux Gobelins, qu'il faudrait même rogner, suivant eux, d'un demi-pied.

Archives Nationales, O1 1155.

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